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Fiche technique :

Réalisateur: Felix van Groeningen. Scénario: Lukes Davies et Felix van Groeningen, d’après les livres de David et Nic Sheff. Photographie :  Ruben Impens. Montage:  Nico Leunen. Distribution France: Metropolitan FilmExport.

Avec :

Timothée Chalamet (Nic), Steve Carell (David), Maura Tierney (Karen), Keitlyn Dever (Lauren).

My Beautiful Boy

Etats-Unis d'Amérique, 2019, 121min.

Réalisation : Félix Van Groeningen

Biographie :

Felix van Groeningen est né à Gand (Belgique) en 1977. Il y fait ses études à l’Académie Royale des Beaux Arts. Il réalise son premier film Steve+sky en 2004 et connaît le succès en 2008 avec La merditude des choses sélectionné à Cannes. Va suivre Alabama Monroe en 2012, primé à Ostende et à Berlin.

Résumé :

David est un père heureux avec son fils d’un premier mariage, Nic. Jusqu’au jour où il découvre que celui-ci se drogue et est de ce fait devenu un étranger. S’engage alors un long combat.

Analyse :

Le scénario du film est issu de deux livres, l’un de David et l’autre de Nic, deux vraies histoires. Cela donne beaucoup de crédibilité à l’action et l’on adhère tout de suite au récit de la lutte de David pour sauver son fils. Aucun misérabilisme ni leçon de morale : les faits sont rapportés cliniquement. Les effets de la drogue sur Nic, sa dépendance de plus en plus forte, les répercussions sur son cerveau sont décrits sans fioritures. De même que le parcours de Nic entre périodes de rémission, séjours en centres de désintoxication et rechutes, tout cela sonne très juste. Nous sommes complètement immergés dans l’histoire d’autant que le réalisateur se garde bien de donner des clés psychologiques au comportement du jeune homme. « La drogue ce n’est pas comme le cancer, on la choisit », dit Nic et cela rend plus difficile encore le travail des parents pour essayer de sauver leur enfant. Le récit est tout le temps coupé par des retours en arrière, vers une époque où Nic enfant était heureux et quand la vie était facile et l’avenir sans ombre. Cela accentue encore le malheur dans lequel se débat le drogué, conscient de sa déchéance. Une des scènes charnière du film est celle où, lors d’une réunion de parents de drogués, une femme raconte que sa fille vient de mourir mais qu’elle en est elle-même soulagée car cela faisait 8 ans qu’elle la considérait comme morte. Il fallait un acteur hors du commun pour interpréter avec justesse le difficile personnage de Nic et Timothée Chalamet remplit parfaitement ce rôle. Steve Carell dans le personnage du père lui donne une réplique sans faille et fait de ce « merveilleux garçon » un film intelligent, non manichéen, sur un sujet difficile comme celui de la drogue chez les jeunes.

Jean Wilkowski

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