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Fiche technique :
 - Scénario: Kirill Mikhanovsky et Alice Austen - Photographie : Wyatt Garfield - Montage : Kirill Mikhanovsky - Musique : Chloé Raynes - Distribution France : Wild Bunch

Avec :
Chris Galust (Vic), Lauren « Lolo » Spencer (Tracy), Maxim Stoyanov (Dima), Steve Wolsky (Steve), Michelle Caspar (Michelle)

Give Me Liberty (Donnez moi la Liberté*)

Etats-Unis d'Amérique, 2019, 111min.

Réalisation : Kirill Mikhanovsky

Biographie :

Né à Moscou, Kirill Mikhanovsky s’installe aux États-Unis et travaille en tant qu’ambulancier tout en étudiant les langues. Diplômé en cinéma de l’université de New-York, il réalise Sonhos de peixe dans un village brésilien, pas encore sorti. Give Me Liberty est son premier long métrage présent à La quinzaine des réalisateurs à Cannes 2019.

Résumé :

Vic, un jeune Américain d’origine russe, conduit un minibus pour personnes handicapées dans la ville de Milwaukee. Ce n’est pas simple pour lui de concilier sa vie professionnelle et familiale.

Analyse :

Dans cette œuvre en grande partie autobiographique, le réalisateur montre son personnage principal, Vic, tiraillé entre ses deux cultures russe et américaine. Par son côté russe, Vic est généreux, voulant toujours rendre service, fantasque et extrême tandis que son côté américain le pousse à être sérieux, respectueux des horaires et du profit. Bien entendu, les deux ne vont pas ensemble et cela va plonger Vic dans des galères improbables et le plus souvent cocasses. Son travail consiste à faire le taxi pour des personnes handicapées mais il ne peut résister à son grand père qui lui demande de le conduire, avec les membres de sa communauté russe, à l’enterrement d’une amie. Les personnes qu’il transporte sont souvent des laissés pour compte, pleins de joie de vivre malgré leur handicap : vieillards hilarants, même atteints d’Alzheimer, obèse philosophe, trisomique sympathique et surtout la belle Tracy, une noire à la forte personnalité et à demi-paralysée, dont Vic va tomber amoureux. C’est une image de l’Amérique que l’on voit peu souvent. Tout cela est filmé en gros plans, caméra à l’épaule, visages dans le rétroviseur avec beaucoup de non professionnels et il se dégage de ce film une fraîcheur et une joie de vivre qui fait du bien. La musique dans le minibus compte aussi beaucoup… quand ce n’est pas tout ce petit monde de déclassés, défavorisés ou déracinés qui chantent ensemble du Bruce Sprinsteen pour notre plus grand plaisir.

Jean Wilkowski

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