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Fiche technique :
Réalisation, scénario : Nicolas Bedos. Photographie : Nicolas Bolduc. Montage : Anny Danchet. Musique : Anne-Sophie Versnaeyen et Nicolas Bedos. Distribution France : Pathé, Orange studio.

Avec :
Daniel Auteuil (Victor), Fanny Ardant (Marianne), Guillaume Canet (Antoine), Doria Tillier (Margot), Pierre Arditi (Pierre), Denis Podalydès (François)

La belle époque

France, 2019, 110min.

Réalisation : Nicolas Bedos

Biographie :

Nicolas Bedos, fils de Guy, est né en 1979. Il se fera connaître en écrivant 4 pièces de théâtre dont Sortie de scène (Molière 2005). Il participe à de nombreuses émissions de télévision et réalise son premier film ; Monsieur et Madame Adelman en 2017. Son second film, La belle époque, a été présenté Hors compétition au festival de Cannes 2019.

Résumé :

Victor, la soixantaine, ancien créateur de bandes dessinées sans grand succès et sans téléphone portable, se fait mettre à la porte par sa femme, Marianne, psychanalyste en vogue. Pour lui changer les idées, son fils lui propose de bénéficier d’une journée dans le passé, grâce à une nouvelle entreprise créée par son ami Antoine.

Analyse :

Quelle belle idée a eue Antoine de créer une société qui propose à ses riches clients de leur faire passer une ou plusieurs journées dans le passé, en compagnie de personnages célèbres ! Ces séances sont organisées dans des studios de cinéma où Antoine règle avec minutie et coups de gueule tous les détails matériels, les accessoires, les décors et le travail des comédiens reliés à lui par oreillettes. Ainsi, au début du film, on se promène avec Marie-Antoinette, Hemingway et même Hitler. Quand on propose à Victor de profiter d’un de ces voyages dans le temps, il choisit le jour de 1974 où il a rencontré celle qui allait devenir sa femme. Nous sommes alors transportés dans les années 70, superbement reconstituées. Victor se retrouve dans son ancienne chambre d’hôtel puis dans un bistrot où il avait ses habitudes et où va apparaître une fausse Marianne telle qu’était sa fiancée 40 ans auparavant. Le scénario est compliqué mais Nicolas Bedos en joue avec brio : mise en abîme, séquences courtes et vite enchaînées, montages alternés, vrai-faux flash-back car on ne sait plus si l’on est dans le passé ou dans le présent. De même on a parfois du mal à suivre les personnages. Ainsi, Pierre Arditi interprète un client qui veut revivre sa dernière soirée avec son père mais qui va aussi jouer cette scène dans le bistrot d’Antoine et même être un réceptionniste dans l’hôtel, pour avoir un cachet ! Tout virevolte autour de nous dans une ronde étourdissante. Pour réussir son film, Bedos a su s’entourer d’une pléiade d’excellents acteurs et cela ajoute au plaisir, parfois un peu mélancolique, que nous prenons à ce film.

Jean Wilkowski

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