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Fiche technique :
Réalisation : François Truffaut - Scénario : Jean Aurel, Suzanne Schiffman et François Truffaut, d’après le roman The long Saturday Night de Charles William - Dir. photo : Néstor Almendros - Montage : Martine Barraqué - Musique : George Delerue - Production : les films du Carrosse, Armand Barbault, François Truffaut - Distr. France : Acteurs auteurs associés, MK2.

Avec :
Fanny Ardant : Barbara Becker. Jean-Louis Trintignant : Julien Vercel. Jean-Pierre Kalfon : Massoulier. Philippe Laudenbach : Maître Clément.

Vivement dimanche

France, 1983, 110min.

Réalisation : François Truffaut

Biographie :

François Truffautné en 1932 à Paris, est un réalisateur majeur de la Nouvelle Vague. André Bazin fait publier dans les tout nouveaux Cahiers du Cinéma les virulentes critiques du jeune Truffaut contre un cinéma de consommation, dit « qualité française », auquel il oppose un vrai cinéma d’auteur. Il réalise plus de 20 longs-métrages, dont des pépites : Les Quatre Cents Coups (1959) qui révèle le jeune Jean-Pierre Léaud, Tirez sur le Pianiste (1960), Jules et Jim (1962), La Mariée était en noir (1968), La Nuit américaine (1973), Le Dernier Métro (1980), Vivement Dimanche est son dernier film. François Truffaut meurt en 1984 d’une tumeur cérébrale.  

Résumé :

Mais qui donc a tué un certain Massoulier d’une balle dans la tête lors d’une chasse aux canards ? Pourquoi pas Julien Vercel, directeur d’une petite agence immobilière provençale, qui chassait ce jour-là dans le même coin ? Et qui a tué l’infidèle Marie-Christine, épouse de Julien et maîtresse de Massoulier ? Voilà de quoi occuper l’étrange avocat maître Clément, mais plus encore la charmante Barbara qui couve Julien, son patron, d’un œil amusé, pétillant et fort tendre… Elle va nous époustoufler par ses talents d’enquêtrice !

Analyse :

Cette comédie policière est un petit bijou de cinéma qui nous charme autant par le choix du noir et blanc, en hommage à Hitchcock que Truffaut admirait profondément, que par la musique du grand George Delerue, et par le jeu des acteurs. Fanny Ardant, brillante et drôle, est de tous les plans : avec son grand imperméable à la Humphrey Bogart, elle mène son enquête avec une détermination, une audace et une élégance qui nous ravissent. Jean-Louis Trintignant est parfait dans son rôle de patron d’agence, enfermé par sa secrétaire dans son arrière-boutique, d’où il peut tout de même observer les jambes des femmes par le soupirail de son refuge… C’est un polar original qui inverse les rôles homme-femme, car c’est elle qui mène la danse, prenant tous les risques pour protéger un homme suspecté d’un crime qu’il n’a pas commis, un homme qu’elle couve des yeux. Vivement dimanche  se voit comme un pur divertissement, subtil et léger, plein d’humour. L’intrigue, qui se moque de tout réalisme, nous emmène dans de multiples rebondissements à couper le souffle : on est conquis. Nous suivons avec bonheur la traque nocturne de l’intrépide Barbara en quête du meurtrier, tour à tour planquée dans une chambre louche de l’Hôtel Garibaldi à Nice, puis s’introduisant secrètement dans le cabaret L’Ange rouge, dirigé par l’inquiétant Louison, à la tête d’un réseau de prostitution… Quant à maître Clément, celui qui se veut l’avocat et ami de Julien, rien ne nous laissait soupçonner sa noirceur. Contrairement aux films policiers de J.P Melville ou de G.Clouzot, Vivement dimanche n’a pas d’arrière-fond social ou métaphysique. Truffaut se plaît à nous raconter une histoire, jouée par des acteurs de grand talent, dans le but de nous divertir au sens noble du terme. 

Françoise Lods

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