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Fiche technique :
Réalisateur : Judd Apatow - Scénario : Judd Apatow - Pete Davidson - Musique : Michael Andrews - Photographie : Robert Elswit - Distribution France : Universal Pictures.

Avec :
Pete Davidson (Scott), Marisa Tomei (Margie), Bill Burr (Ray), Maud Apatow (Claire), Bel Powley (Kelsey).

The King of Staten Island

Etats-Unis d'Amérique, 2020, 137min.

Réalisation : Judd Apatow

Biographie :

Judd Apatow, né dans l’Etat de New-York en 1967,s’est fait d’abord connaître comme humoriste puis comme scénariste et producteur de télévision. Il réalise son premier long métrage en 2005 : 40 ans, toujours puceau. Suivront notamment En cloque, mode d’emploi (2007), deuxième grand succès, et aussi Mes meilleures amies (2011).

Résumé :

Le développement mental de Scott a été freiné par le décès de son père pompier, quand il avait 7 ans. Il en a aujourd’hui 24 et entretient le doux rêve d’être tatoueur professionnel. Mais il vit toujours aux crochets de sa mère infirmière, Margie, et passe le plus clair de son temps à fumer de l’herbe et à traîner avec ses amis. Quand sa mère, après 17 ans de veuvage, se met à fréquenter Ray, lui aussi pompier, Scott voit sa vie chamboulée et ses angoisses exacerbées. L’adolescent attardé qu’il est resté va enfin devoir faire face à ses responsabilités et au deuil de son père.

Analyse :

Judd Apatow n’est pas un cinéaste qui « fait dans la dentelle » – qu’on en juge par certains de ses titres de films – mais, dans ce film ci, il faut compter avec Pete Davidson, son co-scénariste et principale vedette, puisque le film est en grand partie sa biographie. Pompier le père de Pete Davidson, (comme celui de Scott), est mort dans l’incendie du World Trade Center (11 septembre 2001) et ce drame est probablement à l’origine du trouble de la personnalité dont souffre son fils, atteint également de la maladie de Crohn. Tout tourne autour de ce personnage à la fois comique, tragique, sympathique mais aussi énervant. Comme le dit le réalisateur, le film « comporte des éléments de tragédie très puissants mais l’empathie que l’on ressent pour son personnage fait qu’on rit avec lui. Pour Pete, l’humour est un mécanisme de défense ». Le film enchaîne les scènes hilarantes comme celle où Scott rate le tatouage d’Obama sur le bras de son copain noir ou encore les discussions entre « potes », tous sous l’emprise du cannabis. L’opposition entre Scott et le compagnon de sa mère est certes plus convenu mais les scènes quasi documentaires sur le travail des pompiers newyorkais sont intéressantes. De même les personnages secondaires avec leur parler argotique et cru, tels les copains déjantés de Scott, une amie de sa mère ou une maîtresse d’école, représentent bien la classe moyenne américaine telle qu’on se l’imagine. Mais le film vaut surtout par l’interprétation de Pete Davidson

Jean Wilkowski

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