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Fiche technique :
Réalisation : Svitlana Smirnova  ; directeur de la photographie : Matthieu-David Cournot ; monteur : Nicolas Desmaison ; monteuse son : Charlotte Butrak ; mixeur : Ivan Gariel ; étalonneur : Alexandre Lelaure ; producteurs : Yanina Sokolova et Nicolas Billon ; production : COM’ON SCREEN (France) et ESC Films (France) ; avec le soutien du ministère de l’Inf

Avec :
Anatolii Fateev, Dmytro Trompac, Oleksii Sokolovsky.

We Are Soldiers

Ukraine, France, 2020, 61min.

Réalisation : Svitlana Smirnova

Biographie :

Svitlana Smirnova, est d’abord comédienne de théâtre, puis kinésithérapeute. Quand la guerre éclate en 2014, elle se porte volontaire pour soigner les blessés à l’hôpital de Kiev. Ce que les soldats lui racontent, la touche profondément. Elle fait venir un caméraman et avec des moyens minimalistes, ils enregistrent ces témoignages. C’est son premier film.

Résumé :

Trois hommes d’âges différents, engagés volontaires dans la guerre après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, tous trois grièvement blessés, témoignent.

Analyse :

Ce film touche par la simplicité avec laquelle il raconte une guerre qui voudrait cacher son nom sous des euphémismes. On parle de « tension frontalière » là où un peuple a été pris par surprise. Des civils mal préparés s’inventent soldats et reviennent – quand ils reviennent – grièvement blessés. Mais le film ne parle pas de politique et ne montre pas les horreurs des batailles. Seule la parole de ces hommes s’écoule devant nos yeux, entre séances de kiné, promenades dans le parc et récitals de musique, organisés pour eux. Des prêtres viennent les saluer, la télévision vient les filmer et en fait des héros, ce que dénonce l’un des protagonistes. Il dit qu’ils veulent le transformer en superman, mais qu’en réalité, tout était beaucoup plus simple.

Le plus âgé, Anatolii Fateev 55 ans, était ingénieur en bâtiment et s’est enrôlé comme démineur. Il y a laissé ses deux jambes. Oleksii Sokolovsky, 37 ans, menuisier et grand sportif, a perdu une jambe. Le plus jeune, Dmytro Trompac, 22 ans, voulait devenir conducteur de tracteur agricole. Orphelin, il s’était engagé pour éviter à d’autres enfants de devenir orphelins à leur tour.

Sans pathos ni fioritures, la réalisatrice nous invite à réfléchir sur la nécessité de l’engagement pour sauvegarder la liberté. Envers et contre tout, le film se termine sur une note optimiste. Anatolii dit qu’il fait bon vivre dans notre monde, avec le ciel bleu et les feuilles d’automne qui prennent des couleurs.

Waltraud Verlaguet

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