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Fiche technique :
Réalisateur et scénario : Albert Dupontel ; musique : Christophe Julien ; photographie : Alexis Kavyrchine ; montage : Christophe Pinel et Carlos Conti ; effets spéciaux : Guy Monbillard ; distribution France : Gaumont Distribution.

Avec :
Virginie Efira (Suze), Albert Dupontel (JB), Nicolas Marié (M. Blin).

Adieu les cons

France, 2020, 87min.

Réalisation : Albert Dupontel

Biographie :

Né en 1964, Albert Dupontel est un acteur, réalisateur, scénariste français. A la fin des années 80, il se forme à la comédie au Théâtre national de Chaillot. En 1991, il joue à l'Olympia avec un humour féroce et décalé son one man show, Sale spectacle. Il réalise en 1996 son premier long métrage, Bernie et en 1998 Le Créateur. Il mène parallèlement une grande carrière de comédien. Il réalise Enfermés dehors (2006), Le Vilain (2009), 9 mois ferme (2013, César du meilleur scénario original), puis Au revoir là-haut (2017, 5 Césars).

 

Résumé :

Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et Monsieur Blin, archiviste aveugle (!) à la suite d’une bavure policière. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Analyse :

J’aurais beaucoup aimé vous conseiller d’aller voir ce film, avant qu’il ne soit trop tard. Je le dis d’autant plus volontiers que j’ai lu quelques critiques assassines que j’ai trouvées, pour la plupart, injustifiées. Certes ce n’est pas à mon sens le meilleur Dupontel. Quelques passages mièvres et une fin un peu brutale et inattendue affaiblissent légèrement le propos. Mais ce bémol n’enlève rien à un film drôle, cocasse, burlesque, plein de fantaisie, divertissant, mené tambour battant, agréable à regarder par les temps qui courent. Le réalisateur, admirateur des Monty Python, dédie d’ailleurs son film à Terry Jones, récemment décédé et à Terry Gilliam (qui fait une apparition clin d’œil) dont le réalisateur a repris en hommage des noms du film Brazil (Kurtzman, Lint, Tuttle). On retrouve les thèmes favoris de notre réalisateur anar et déjanté, les fléaux de notre société contemporaine, la brutalité du monde du travail qui n’hésite pas à jeter les seniors qui lui coûtent trop cher au profit de jeunes, l’emprise du numérique tout puissant, la déshumanisation du lien social, les bras cassés, les accidentés de la vie qui ne trouvent pas leur place dans une société par trop cynique, l’enfant malmené, abandonné ou non désiré. De ce duo foutraque, Suze, à la recherche de son fils de 20 ans et JB, fonctionnaire dépressif, informaticien de génie, qui a raté son suicide au cours duquel un collègue est grièvement blessé et est activement recherché par la police, Dupontel tire des situations absurdes, surréalistes, rocambolesques, tendres et drôles à la fois, pimentées par la présence de cet archiviste aveugle, Monsieur Blin, complètement déjanté.

Ce « drame burlesque » comme aime à le dire son auteur, cette satire sociale mêlée de fantaisie absurde, fait un bon film qui mérite d’être vu, mais quand maintenant ?

Marie-Jeanne Campana

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