logo



PROtestants et FILmophiles

PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain


ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - EN SALLE - FESTIVALS






Fiche technique :
Réalisateurs : Pete Docter et Kemp Powers. Scénario : les mêmes plus Mike Jones. Musique : Trent Reznor, Atticus Ross, Jon Batiste. Production : Pixar Animation Studio. Distribution : Disney+.

Soul

Etats-Unis d'Amérique, 2020, 100min.

(Film d’animation sorti en décembre 2020 sur Disney+)

Réalisation : Pete Docter, Kemp Powers

Biographie :

Pete Docter, né en 1968 aux Etats-Unis, est diplômé de l'école d'animation de CalArts, Il fait ses premiers pas de dessinateur chez Disney, avant d'être le troisième animateur embauché par la société Pixar. Il participe à la création de Toy stories et de Wall-T. Il réalise La Haut (Cannes 2009) puis Vice versa (Cannes 2015).

Kemp Powers est un coréalisateur, scénariste et dramaturge américain. Il est surtout connu pour son travail sur la pièce One night in Miami (2013). En 2020, il est devenu le premier afro-américain à codiriger un long métrage d'animation, Soul. Soul a fait partie de la sélection officielle du festival de Cannes 2020.

Résumé :

Joe Gardiner est un professeur de musique afro-américain qui rêve depuis toujours de jouer sur scène et de vivre de sa passion pour le jazz. Mais lorsqu’on lui offre enfin l’opportunité de le faire, le destin en décide autrement. Un pas malencontreux l’expédie dans un endroit fantastique où il doit réfléchir à la signification d’avoir une âme.

Analyse :

Le début du film est époustouflant et le talent des dessinateurs prend toute sa dimension lorsque l’on se plonge dans la jungle urbaine new-yorkaise. La ville arbore des couleurs automnales flamboyantes et le travail des décors est tout simplement exceptionnel. Le corps filiforme du héros se déplace comme s’il était en caoutchouc tour à tour menacé par une morsure de chien ou par l’impact d’une voiture ou même lorsqu’il se laisse « flotter » dans sa propre musique. Ses mains seront qualifiées de « baguettes articulées recouvertes de viande ». Puis brusquement, après sa chute mortelle dans une bouche d’égout, le décor change du tout au tout. Nous entrons dans le pays des âmes (‘soul’= âme en anglais), non pas un Au-delà mais un ‘Au-devant’ où l’on prépare les âmes à retourner sur terre et à retrouver un nouveau corps. Ce royaume de la réincarnation, tout en douceur, est l’antithèse de New-York. Il est revêtu de toutes les nuances de bleu ; les personnes sont d’adorables petites billes roulant dans des herbes bercées par le vent et les dirigeants de simples traits de crayon qui parlent et se déforment. Notre héros va faire tout son possible pour rejoindre son corps et pour rejouer du jazz et cela nous donnera des aller-retour savoureux entre les deux mondes. La musique est très omniprésente et le soul jazz écrit spécialement pour le film savoureux. Pixar est au sommet de son art et offre un divertissement beau, tendre et diablement efficace. Les studios y ont mis toute leur âme et c’est réussi.

Jean Wilkowski

Autres articles sur ce film