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Fiche technique :
RĂ©alisation: John Huston – ScĂ©nario : John Huston, Gladys Hill – Montage : Russel Lloyd – Images : Oswald Morris – Musique : Maurice Jarre – DĂ©cors : Alexandre Tranner – Son : Basil Fenton-Smith – Distribution : Columbia.

Avec :
Sean Connery (Daniel Davrot), Michaël Caine (Peachy Carnehan), Christopher Plummer (Rudyard Kipling), Saced Jaffrey (Billy Fish), Shakira Caine (Roxanne), Karroom Ben-Bouih (Kafu Slim)

L’Homme qui voulut être Roi

Etats-Unis d'Amérique, 1975, 91min.

RĂ©alisation : John Huston

Biographie :

John Huston (1906-1987), un des gĂ©ants d’Hollywood, acteur, scĂ©nariste et rĂ©alisateur d’une quarantaine de films, dont Le faucon maltais (1941),premier long mĂ©trage, Le trĂ©sor de la Sierra Madre (1948), Quand la ville dort (1950), La nuit de l’iguane (1964), The Misfits (1961), Les Gens de Dublin (1987), son dernier film ! On le voit, il a pratiquĂ© de nombreux genres, conservant jusqu’Ă  sa mort vitalitĂ©. InventivitĂ©, force crĂ©atrice, humour.

Résumé :

Le scĂ©nario est adaptĂ© d’une nouvelle de Rudyard Kipling, dont dès les annĂ©es 50 Huston rĂŞvait de faire un film. Au dĂ©but des annĂ©es 70, le projet se matĂ©rialisa peu Ă  peu : recherche du lieu de tournage (Inde, Afghanistan, finalement Maroc), casting (Bogart/Gable, Newman/Redford, finalement Connery et Caine !). C’est un passionnant film d’aventure retraçant l’itinĂ©raire insensĂ© de deux amis aventuriers qui veulent prendre le pouvoir au Kafiristan, pays imaginaire oĂą aucun Blanc n’a pĂ©nĂ©trĂ© depuis Alexandre le Grand…

Analyse :

Au meilleur de leur forme, les deux acteurs incarnent avec brio des personnages dont la vision est impĂ©rialiste et amorale. Kipling a toujours donnĂ© une portĂ©e morale dans ses histoires. Davrot est emportĂ© et mystique, Carneham pragmatique et cynique. AmitiĂ© et loyautĂ© les lient jusqu’Ă  leur Ă©chec tragique. TournĂ©es dans les paysages grandioses du Haut Atlas, les sĂ©quences sont rythmĂ©es par une succession de scènes de dialogues et d’actions, de confrontations et de combats (des milliers de figurants recrutĂ©s sur place). A la musique, un grand de l’Ă©poque : Maurice Jarre, qui a composĂ© ici une Ĺ“uvre alternant le solennel et le ludique. En fait, le rĂ©cit ne prend consistance que progressivement. Les deux lascars, en habit militaire rouge de l’ArmĂ©e des Indes disposant d’une armĂ©e de mercenaires, vont rencontrer un peuple pauvre en marge de l’Histoire menĂ© par un vieux chef charismatique, Kafu Slim. Lors d’un combat, Davrot va recevoir une flèche dans le ventre mais continuer Ă  combattre (sa sacoche l’avait protĂ©gĂ© !). De lĂ , un Ă©norme malentendu : l’armĂ©e adverse s’incline devant lui car Davrot est pris pour un Dieu, de plus descendant direct d’Alexandre le Grand ! BĂ©ni par Kafu Slim, aussi chef religieux, Davrot devient ROI. Davrot et Carnehan vont dĂ©couvrir l’immense trĂ©sor amassĂ© par le peuple. Alors que Carnehan rĂŞve de s’enfuir avec le magot, Davrot se sent bien dans la peau de Roi. Il dĂ©cide d’Ă©pouser une princesse indienne, afin d’assurer sa descendance. Ivresse du pouvoir et naĂŻvetĂ©. La princesse rĂ©vèle qu’il n’est qu’un humain, en le mordant jusqu’au sang. La foule hystĂ©rique va pourchasser les traĂ®tres. Davrot sera exĂ©cutĂ©, Carneham banni. Un pouvoir basĂ© sur le mensonge n’est pas acceptable.

Alain Le Goanvic

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