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Fiche technique :
Réalisation et scénario : Shaka King, d’après le livre de Keith Lucas. Musique : Mark Isham. Photographie : Sean Bobbitt. Montage : Kristian Sprague. Distribution France : Warner Bros.

Avec :
Daniel Kaluuya (Fred), Lakeith Stanfield, Martin Sheen (Hoover), Jesse Plaimons (agent FBI).

Judas and the black Messiah

Etats-Unis d'Amérique, 2021, 126min.

Réalisation : Shaka King

Biographie :

Shaka King est né en 1987 à Brooklyn, New York. Il fait des études de cinéma et réalise son premier long métrage, Les nouvelles herbes, en 2013. Judas and the Black Messiah a été créé au festival de Sundance 2021.

Résumé :

En 1968, à Chicago, William O'Neal, un petit malfrat, accepte de collaborer avec le FBI comme informateur. Il est chargé d'infiltrer le Black Panther Party et doit se rapprocher tout particulièrement de Fred Hampton, leader du parti dans l'Illinois.

Analyse :

Ce film est une reconstitution de faits historiques concernant le Black Panther Party (B.P.P.) à Chicago. Tous les personnages sont des noirs, à part quelques rares silhouettes aperçues lors d’un meeting, les agents du FBI et les policiers (les « pigs » en argot). L’intrigue est celle d’un thriller qui s’attache à William, infiltré chez les « comrads, brothers and sisters » des black panthers. Le film insiste sur un personnage hors du commun, le président, Fred Hampton, un orateur dont les discours ressemblent à des prêches de pasteurs évangélistes. Cela nous permet de nous familiariser avec les objectifs du B.P.P.. Il déclare : « Nous combattons le racisme par la solidarité et le capitalisme par le socialisme ». Son mouvement prévoit d’offrir des petits déjeuners aux enfants, d’ouvrir des cliniques ou encore de mener des actions antidrogues. En comparaison, la politique de John Edgar Hoover à la tête du F.B.I. est bien différente. Il veut éliminer cette « racaille » et emploie tous les moyens à sa disposition, et il y arrivera ! Une des dernières scènes, celle de l’assaut du repère du B.P.P. par les forces de police est particulièrement forte. Les militants endormis par une drogue somnifère mises dans les boissons par William sont abattus par le F.B.I., sans quartiers. C’est un film fort, très impliqué politiquement, peut-être un peu biaisé car trop favorable aux Black Panthers et qui reprend un épisode mal connu de l’histoire américaine comme cela est rappelé dans les intertitres du début et de la fin du film.

Jean Wilkowski

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