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Fiche technique :
Réalisation et scénario : Suzanne Lindon. Photographie : Jérémie Attard. Musique : Vincent Delerm. Distribution : Paname Distribution. Production : Avenue B Provenue.

Avec :
Suzanne Lindon (Suzanne), Arnaud Valois (Raphaël), Florence Viala (mère de Suzanne), Frédéric Pierrot (père de Suzanne).

Seize printemps

France, 2021, 74min.

Réalisation : Suzanne Lindon

Biographie :

Suzanne Lindon, née en 2000, est une actrice, scénariste et réalisatrice française. Après des études au lycée Henri IV, elle réalise un premier long métrage, 16 printemps. Le film était en 2020 en sélection officielle au festival de Cannes (qui n’a pu avoir lieu en raison de la pandémie de covid 19).

Résumé :

Suzanne, lycéenne à Paris, s’ennuie « dans sa routine » . Elle remarque près du théâtre de l’Atelier un jeune homme qui lui plaît et ils vont faire connaissance.

Analyse :

C’est un très joli film, d’un genre assez rare, de ceux qui marquent une jeune génération, une histoire d’adolescence en même temps qu’un film d’époque comme furent Diabolo menthe (Diane Kurys, 1977) et L’effrontée (Claude Miller, 1985). Les 16 ans de la très jeune réalisatrice n’étaient pas loin lorsqu’elle a entrepris de raconter les premiers émois, les premiers choix, les premiers oui et les premiers non d’une lycéenne parisienne des années précédant 2020. Avec beaucoup d’élégance, elle interprète une jeune fille heureuse dans sa famille, avec ses parents et sa sœur, mais qui s’ennuie avec ceux de son âge, et dans la routine du lycée. De belles scènes, notamment au début du film, montrent Suzanne plongée dans ses pensées et comme absente, dans le brouhaha des conversations qui l’entourent. La jeune fille sait ce qu’elle veut ou ne veut pas, elle le cherche simplement, doucement, sans vouloir brûler les étapes. Dans sa relation avec Raphaël, c’est elle qui le courtise en premier, autour d’un diabolo cette fois grenadine. Et c’est elle aussi qui décidera de mettre un terme à cette première relation avec un ‘adulte’. Loin de la vulgarité malheureusement trop fréquente dans les échanges d’ados à l’heure des réseaux sociaux, le scénario est plein de retenue et laisse place au respect entre les êtres. La musique de Vincent Delerm et les chansons de Christophe sont agréables qui accompagnent les attentes, les joies ou la mélancolie de Suzanne. D’une grande originalité dans la manière dont elles sont introduites, les scènes de danse nous émeuvent, signes du désir et du plaisir partagé, comme celle déclenchée par le stabat mater de Vivaldi. Un premier film plein de charme, une vraie réussite !

Françoise Wilkowski-Dehove

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