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Fiche technique :
Réalisation : Documentaire de Flore Vasseur – Scénario : Flore Vasseur, Melati Wijsen – Photographie : Christophe Offenstein – Montage : Aurélie Jourdan – Son : Jean-Luc Audy – Production : Marion Cotillard – Distribution : Jour2fête.

Bigger than us

France, 2021, 96min.

Cannes 2021, Le cinéma pour le climat

Réalisation : Flore Vasseur

Biographie :

Entrepreneur à New York à 24 ans. Ayant assisté à la « bulle Internet » et vécu les attentats du 11 septembre 2001, elle réalise que le système capitaliste craquèle de toutes parts. Auteure de nombreux livres et articles, elle prend conscience de la folie d’un monde assis sur la technologie. A l’instigation de son fils, 7 ans, elle décide de faire un film…

Résumé :

Depuis 6 ans, Melati, 18 ans, combat la pollution plastique qui ravage son pays, l’Indonésie . Comme elle, une génération se lève pour réparer sinon sauver le monde. Melati, Rene, Mary, Xiu, Memory, Mohamad, Winnie s’engagent pour changer les choses, cet engagement les dépasse (‘plus grand’ qu’eux !). Mais ils ont la foi de la jeunesse, ce dont témoigne ce très bon documentaire.

Analyse :

L’arrivée de ce film coïncide avec I’M Greta (Nathan Grossman) et Animal (Cyrille Dion), les trois faisant partie d’une section éphémère « Le cinéma pour le climat » (Cannes 2021). Cette concomitance est dans l’air du temps actuel, où de COP 21 en COP 28, les jeunes générations piaffent d’impatience devant les lenteurs internationales, mais aussi parce que cette inertie (dont fait partie notre pays) cache mal une réelle hypocrisie. Bigger than us a le style du cinéma engagé, il veut bouger notre conscience. Il nous emmène rencontrer de jeunes leaders actifs, en compagnie de l’énergique et souriante Melati, en Indonésie, au Liban, au Colorado, à Lesbos, au Malawi. Il fait entendre le discours d’un combat qui ne se limite pas aux problèmes de pollution et de dérèglement climatique. Il est question du travail harassant des femmes pour dégager de nouvelles nourritures, du sort indigne des migrants de la Méditerranée, du viol et du mariage forcé de très jeunes filles (au Malawi, par-exemple). Faisons nous partie des anciens, sinon des « vieux », dépassés, blasés, attendant inertes « le monde d’après » (le refrain du premier confinement) ? Ce film nous concerne, que nous le voulions ou pas. Avec les deux autres cités, il est l’honneur d’un cinéma opérateur des consciences. Alors, on s’engage ? Il n’est pas nécessaire que ce soit pour de grandes choses. Il s’agit d’avoir des gestes qui sauvent, si humbles soient-ils, comme le montrent ces milliers de jeunes, prouvant le mouvement en marchant. Le rythme des séquences est vif (accentué par les musiques) les déclarations sont sensées et percutantes, les images travaillées.

Alain Le Goanvic

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