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Fiche technique :
Réalisation : Nathan Grossman Scénario et photographie : Nathan Grossman – Montage : Hanna Lejonqgvist, Charlotte Landelius – Son : Johan Johnson – Musique : Jon Ekstrand, Rebecca Kanjord Distribution : KMBO.

I am Greta (Documentaire)

Suède, Allemagne, 2020, 101min.

Réalisation : Nathan Grossman

Biographie :

Nathan Grossman est né à Stockholm en 1990. Diplôme de l’Ecole des Beaux Arts, où il apprend les métiers de scénariste, réalisateur et cameraman. Toutes compétences qui se révèlent dans ce documentaire-portrait, commencé dès 2018 et terminé fin 2019. Sélectionné à La Mostra de 2020.

Résumé :

Greta Thunberg, lycéenne de 15 ans, ne supporte plus de rester les bras croisés face au dérèglement climatique. Elle décide d’entamer seule une grève de l’école devant le Parlement suédois. Quelques personnes la rejoignent, puis des centaines, et bientôt des milliers. Devenue en quelques mois une icône planétaire, elle est la porte parole de millions de jeunes qui veulent changer le monde. Ce film est un portrait d’elle qui permet de mieux la connaître, en tant qu’être bouleversant et convaincant.

Analyse :

Ce film retrace avec passion et empathie le parcours extraordinaire d’une très jeune personne dans un monde complexe et contradictoire. De la grève de l’école (août 2018) au discours prononcé au sommet sur le climat des Nations Unies en septembre 2019, le réalisateur a su montrer comment cette prophétesse des temps modernes a suscité un tel engouement auprès des foules de jeunes, largement aidée par les réseaux sociaux et la grande presse internationale. Peu à peu, de séquence en séquence, le réalisateur (qui a tenu aussi la caméra) nous rend Greta familière, en suscitant en nous la sympathie, l’affection, la compassion même (quand lors d’un discours sa voix s’étrangle en sanglots). Soutenue avec ferveur par des millions de jeunes, elle est souvent vertement critiquée par des hommes, sans ménagement. Mais comment, grâce à quelle force intérieure, arrive-t-elle à critiquer l’inaction des politiques ? Dans le film, on la voit rencontrer des personnalités éminentes : le président de la Commission européenne Juncker ; Emmanuel Macron ; Arnold Schwarzenegger. Et elle esquisse souvent un sourire ironique en entendant les accents de la langue de bois. Mais on ressent un sentiment de honte devant la justesse et la fulgurance de ses interventions. On dit qu’elle est atteinte d’une forme d’autisme (syndrome d’Asperger), en fait celle de beaucoup de grands hommes (dont Albert Einstein, Newton, Gandhi, Kubrick). Cela donne une perception différence de la vie et du monde, qui souvent confine au génie. Superbes prises de vue, évidemment le visage de Greta est sans cesse cadré. A tel point que paradoxalement, elle dégage un mystère persistant Je pense particulièrement à la séquence de la traversée de l’Atlantique sur le voilier qui la transporte d’Angleterre à New York : la caméra est en retrait cette fois-ci. On voit la petite fille qui pense à sa maison, sa famille et ses deux chiens…alors qu’elle va s’adresser dans quelques jours au monde entier. Elle incarne un message humain d‘espoir, et il passe à 100%. La tâche est écrasante : que Dieu lui prête vie !

Alain Le Goanvic

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