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Fiche technique :
Réalisation et scénario : Kenneth Branagh. Directeur Photo : Haris Zambarloukos. Montage : Una Ni Dhonghaile. Directeur artistique : Stephen Swain. Musique Van Morrison. Distribution France : Universal Pictures International.

Avec :
Jude Hill (Buddy), Jamie Dornan (Pa), Caitriona Balfe (Ma), Ciaran Hinds (Pop), Judie Dench (Granny), Colin Morgan (Billie Clanton).

Belfast

Royaume-Uni, 2021, 97min.

Réalisation :

Biographie :

Acteur, metteur en scène de théâtre, scénariste, cinéaste et producteur britannique, né en 1960 à Belfast (Irlande du nord), Kenneth Branagh s’est au cinéma beaucoup dévoué à Shakespeare : Henry V, Much Ado about nothing, Au beau milieu de l’hiver, Comme il vous plaira, Hamlet, The magic flute…). En 2011, il réalise le blockbuster Thor. Suivront notamment Cendrillon (2015), Belfast (2021, Golden globe et Oscar) et Mort sur le Nil (2022).

Résumé :

En 1969, le jeune Buddy vit heureux avec sa famille dans un quartier ouvrier de Belfast. La haine qui éclate entre catholiques et protestants va bouleverser sa vie.

Analyse :

« Pour écrire le script, je me suis autorisé à laisser ma conscience divaguer, laissant des éclats à la surface », a expliqué Kenneth Branagh à propos de ce film qui fait référence à sa jeunesse. Les premières scènes évoquent une enfance insouciante, sur le terrain de jeu qu’est la rue de ce quartier populaire de Belfast : le football, les copains et même la jolie petite Catherine qu’il dit, sans bien le comprendre, vouloir épouser quand il sera grand. Pour accentuer la mélancolie, Branagh filme dans un beau noir et blanc qui correspond bien aux années 60. Ce vert paradis s’étend à ses parents, ses grands-parents et aux séances de cinéma où l’on voit la belle bouille émerveillée de Buddy se plongeant dans Le train sifflera trois fois, L’homme qui tua Liberty Valance ou encore Un million d’années avant Jésus Christ avec la belle Rachel Welsh, des souvenirs évidents du réalisateur lui-même. Et brusquement tout bascule dans la vie de Buddy et nous sentons bien la sidération qui s’abat sur lui : la violence entre les communautés, les barricades, l’armée britannique, les hélicoptères, les incendies, l’obligation de prendre parti alors qu’il ne comprend pas les enjeux. En même temps ses parents se disputent au sujet de leur avenir en Irlande et son grand père adoré meurt de la silicose. Branagh sait nous faire partager la panique, l’incompréhension du jeune garçon devant tous ces cataclysmes qui vont le faire entrer dans l’âge adulte. « Avant, je me sentais à ma place, je savais qui j’étais. Mais en quelques jours, toutes ces certitudes ont volé en éclats », cette phrase du réalisateur résume bien tout l’amour et l’émotion qui se dégagent du film.

Jean Wilkowski

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