logo



PROtestants et FILmophiles

PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain


ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - FESTIVALS






Fiche technique :
Réalisation et scénario : Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk. Directeur de la Photo : Nikita Kuzmenko. Montage : Nikodem Chabior. Son : Serhiy Stepansky. Compositeur : Laetitia Pansanel-Gerric. Distribution France : Condor Distribution.

Avec :
Oleksandr Yatsentyuk (Leonid/Pamir), Stanislav Potiak (Nazar), Solomiya Kyrylova (Olena), Olena Khokhlatkina (la mère), Myroslav Myrkoviychuk (le père), Ivan Sharam ((le frère).

Le serment de Pamfir

France, Ukraine, Pologne, Chili, 2022, 102min.

Réalisation : Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk

Biographie :

Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk, 39 ans, diplômé de l’université de Kiev, est un réalisateur et scénariste ukrainien qui a d’abord réalisé des courts métrages (Intersection, 2015 et Weightlifte, 2018, Grand Prix du festival Premiers plans d’Angers). Le serment de Pamfir, son premier long métrage, était sélectionné à La Quinzaine des réalisateurs de Cannes 2022.

Résumé :

Forêt ukrainienne de Tchernivtsi, à la frontière avec la Roumanie. Pamfir, ouvrier en bâtiment, revient dans son village après des mois d’absence en Pologne où il gagnait mieux sa vie. Très vite, pour aider son fils, il se trouve contraint de renouer avec la contrebande et les milieux criminels, ce qu’il voulait éviter.

Analyse :

Destin cruel que celui de Leonid, surnommé Pamfir, qui a fui la mafia pour trouver un travail honnête à l’étranger et qui, lorsqu’il revient, y retombe malgré lui. Dans cette campagne très pauvre des Carpathes, même sa vieille mère trafique, on ne peut presque pas faire autrement, les salaires sont trop bas. Le film est noir d’un bout à l’autre et la pellicule aussi, dans les bruns et les gris, car on est en hiver et le jour tombe vite. Pas de confort, la boue dehors. On se croirait dans un des nombreux films des années 1990 dans les pays d’ex-URSS, quand l’ancien régime s’était effondré et que l’anarchie régnait dans toutes les républiques : un cinéma dit « de la noirceur ». Ici le réalisateur situe l’histoire à l’époque d’une fête païenne, la Malanka, un carnaval qui marque la nouvelle année d’après l’ancien calendrier, soit le 13 janvier : dès la première scène, vêtu d’un pagne et d’un masque effrayant, Pamfir apparaît : massif, joyeux d’avoir retrouvé les siens et soucieux de s’occuper de son fils pour qu’il vive dans le droit chemin. Vers la fin, la nuit de carnaval scellera son destin quand le chef mafieux local, Oreste, enverra ses sbires pour châtier celui qui a osé faire de la contrebande sur les terres qu’il contrôle. Dans ces régions où les traditions restent fortes, l’église catholique est très présente ; mais le propriétaire des locaux dans lesquels le curé réunit les fidèles n’est autre que le chef de la pègre. Certaines scènes, comme la traversée secrète de quatre contrebandiers lourdement chargés dans une forêt profonde, sont bien réussies mais le scénario est parfois confus et on peine à distinguer les divers protagonistes mafieux. La musique n’a que peu d’intérêt. 

Françoise Wilkowski-Dehove

Autres articles sur ce film

  • Emission Ciné qua non du 15 novembre 2022 Arielle Domon et Claude Bonnet, Rija ,
  • Le Bien et le Mal Arielle Domon
  • Pamfir Jacques Vercueil et Patrick Lauras,