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Fiche technique :
Réalisation, scénario, co-production : Noé Debré. Montage : Géraldine Mangenot. Photographie : Boris Levy, Simon Birman. Son : Gaël Eleon. Musique : Valentin Hadjadj. Distribution : Ad vitam.

Avec :
Michael Zindel (Ruben Bellisha), Agnès Jaoui (Giselle), Solal Bouloudnine (Asher), Eva Huault (Mira).

Le dernier des juifs

France, 2024, 90min.

Réalisation : Noé Debré

Biographie :

Noé Debré est un scénariste et réalisateur, né en 1986 à Strasbourg. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des courts-métrages (déjà avec Michael Zindel comme acteur) puis a été coscénariste de Dheepan (Michel Audiard, Palme d’or à Cannes 2015). Comme scénariste il a collaboré avec Thomas Bidegain, Eric Judor, Yvan Attal, Michel Hazanavicius. Le dernier des juifs est son premier long métrage. 

Résumé :

Ruben Bellisha, 26 ans, vit avec sa mère, juive sépharade, dans un HLM de Sarcelles où se mélangent des populations d’origine étrangère. Elle sort peu - c’est lui qui s’occupe des courses et de la maison- mais assez pour s’apercevoir qu’ils seront bientôt les seuls juifs du quartier. Ruben assure qu’il s’occupe de leur départ.

Analyse :

Un très joli conte, une fable « feel good » à deux personnages qui vivent ensemble, la mère juive étant maternée par son grand fils, un hurluberlu qui regarde le monde avec patience et bienveillance, réalisme aussi. Dans le contexte actuel, évoquer la cohabitation entre juifs et arabes pouvait être périlleux ; Noé Debré a trouvé le ton qui convient et sans être une grande œuvre, cette comédie pourra être utile pour sensibiliser aux problèmes du racisme et de l’antisémitisme. Plusieurs scènes sont amusantes, pleines d’humour, comme quand Ruben décide d’acheter un poulet halal, le magasin casher ayant fermé (sa mère reconnaît la fraude !). Ou quand, pendant une panne d’électricité, il se sert, comme d’une bougie, du chandelier à neuf branches pour accueillir un jeune, probablement arabe, poursuivi par la police ; le dialogue qui survient dédramatise tout conflit potentiel. Michael Zindel interprète avec beaucoup de naturel ce rôle d’idiot à la Dostoïevsky, dépourvu d’agressivité, toujours généreux, que tout le monde aime bien. Agnès Jaoui incarne un personnage qui lui ressemble, originaire du Maghreb: Giselle redoute de quitter les racines qu’elle a dans son quartier, elle semble avoir une connaissance intime de l’exil. Dans la deuxième partie le film se fait plus sombre, la comédie cède le pas aux douloureuses questions du départ, de l’arrachement et de la solitude. Le jeune Ruben qui semblait immature prend la décision de partir. La fameuse chanson Evenou Shalom Aleihem (Nous apportons la paix) participe de la gaîté de la première partie tandis qu’un gros plan d’Enrico Macias interprétant J’ai quitté mon pays accompagne la fin avec mélancolie.
 Un message d’humanité et de tolérance. 

Françoise Wilkowski-Dehove

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