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Fiche technique :
Réalisation, scénario, photographie et montage ; Quentin Dupieux. Musique : Thomas Bangaltier. Distribution ; Diaphana distribution.

Avec :
Anaïs Dumoustier (la journaliste), Gilles Lellouche, Edouard Baer, Jonathan Cohen, Pio Marmaï, Didier Flamant (les cinq Dali), Romain Duris (le producteur).

Daaaaaali !

France, 2024, 78min.

Réalisation : Quentin Dupieux

Biographie :

Quentin Dupieux est un musicien de musique électronique, réalisateur et scénariste français, né en 1974 à Paris. Son œuvre musicale est signée du pseudonyme de Mr. Oizo. Après avoir appris le cinéma en bricolant caméras de 16 mm, VHS et synthétiseurs, il réalise un premier court en 1995,tout en menant une carrière de chanteur. Premier long, Steak, en 2007, suivi de succès : Rubber (Cannes, 2010), Fumer fait tousser (Cannes 2022) et Yannick (2023).

Résumé :

Une jeune journaliste veut rencontrer Dali en vue de réaliser un reportage sur lui.

Analyse :

Il fallait un réalisateur aussi déjanté que Quentin Dupieux pour s’attaquer au monstre du Surréalisme qu’est Salvador Dali (1904-1989). Il y a dans ce nouveau film de nombreuses références à Un chien andalou (1925) et à L’âge d’or (1930), deux films de Luis Buñuel, scénarisés en collaboration avec Dali où l’on retrouve les figures des paysans armés et des ecclésiastiques. La musique -un peu lancinante- est largement inspirée de celle que Buñuel a ajoutée en 1960 au Chien andalou. La trame du scénario est l’affrontement entre une jeune journaliste – excellente Anaïs Dumoustier- et pas moins de cinq Dali , aux célèbres moustaches en crocs et à l’accent catalan qui roulent les r! Il n’en fallait pas moins pour un tel personnage ! Pour ajouter à la vraisemblance ou à l’invraisemblance, au choix, le film se déroule dans une villa qui ressemble à s’y méprendre à celle du Maître à Cadaqués. Le film s’ouvre sur un tableau de Dali : Fontaine nécrophile coulant d’un piano à queue (1933) puis enchaîne sur les affres de la jeune journaliste qui débute sa carrière. La première interview débute par une scène interminable dans un couloir d’hôtel où le peintre n’en finit pas d’arriver. Celui-ci refusera catégoriquement l’interview qui, devra se reconvertir en film. Dans la suite, il ne faut surtout pas se piquer de rationalisme, Quentin Dupieux se lâche complètement sur les traces de ses anciens maitres, Dali et Buñuel, et nous sommes ravis à la fois par ses inventions et ses emprunts aux œuvres de ses mentors. Le tout donne lieu à un spectacle intelligent et réjouissant, deux qualités qui ne sont pas contradictoires.

Jean Wilkowski

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