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Avec :
Demi Moore (Elizabeth Sparkle), Margaret Qualley (Sue), Dennis Quaid (Impresario).
Coralie Fargeat, née à Paris en 1976, a fait ses études à Sciences Po puis à la Femis. Après plusieurs courts métrages, elle réalise Revenge, son premier long métrage en 2017. The substance a obtenu le prix du Scénario au festival de Cannes 2024.
Résumé :
Elisabeth Sparkle anime une émission d’aérobic à la télévision. Mais elle vient d’avoir 50 ans et on la licencie sans ménagement. C’est alors qu’elle est contactée pour une publicité lui promettant de retrouver sa jeunesse.
Analyse :
Il est agréable de temps en temps de sortir de ses films habituels pour explorer, comme dans The substance, l’horreur, le fantastique et le gore, c’est-à-dire des flots d’hémoglobine. Le scénario n’est pas simple et tient à la fois du Docteur Jekyll et Portrait de Dorian Gray. En effet la substance qu’Elisabeth doit s’injecter va créer un double d’elle, plus jeune et plus beau, mais avec la contrainte que les deux personnages -la vieille et la jeune, Elisabeth et Sue- doivent vivre alternativement une semaine sur deux. Le rôle d’Elisabeth est tenu par Demi Moore, une grande star sex-symbole des années 1990, qui a subi elle-même des pressions énormes sur l’esthétique de son corps. Coralie Fargeat filme souvent en très gros plans, à la limite du grotesque comme, par exemple, les fesses galbées et agitées des danseuses ou la bouche dégoulinante de mayonnaise de l’impresario quand il annonce sans ménagement à Elisabeth qu’elle est ‘virée’. Bien entendu, Sue quand elle goûtera pleinement la joie retrouvée d’être belle et désirable, ne respectera pas l’alternance d’une semaine sur deux et la vieille Elisabeth verra son corps devenir rapidement monstrueux. Le fantasme de la jeunesse éternelle véhiculé par Hollywood et la lutte des femmes contre le machisme dans l’industrie du cinéma magnifiquement personnifié ici par Dennis Quaid dans le rôle de l’impresario -prénommé Harvey comme Weinstein !- sont les deux ressorts du film. L’ensemble donne un spectacle prenant, parfois dérangeant, un peu trop long vers la fin mais toujours captivant.
Jean Wilkowski
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