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Fiche technique :
Réalisatrice : Sam Taylor-Johnson Scénario : Matt Greenhalgh. Image : Polly Morgan. Montage : Martin Walsh, Laurence Johnson. Musiques originales : Amy Winehouse, Nick Cave, Warren Ellis. Production : StudioCanal UK, Focus Features, Monumental Pictures. Distribution : StudioCanal France.

Avec :
Marisa Abela (Amy Winehouse), Jack O’Connell (Blake Fielder-Civil), Eddie Marsan (Mitch Winehouse), Juliette Cowan (Janis Winehouse-Collins), Leslie Manville (Cynthia Winehouse), Jeff Tunke (Mark Ronson).

Back to Black

Etats-Unis d'Amérique, Royaume-Uni, 2024, 122min.

Réalisation : Sam Taylor-Johnson

Biographie :

Photographe et vidéaste, Samantha Taylor-Johnson commence par des courts-métrages. En 2006 son travail est remarqué grâce à sa participation au film collectif Destricted , traitant de l’art et du sexe. Elle signe en 2009 un premier LM, Nowhere Boy, sur John Lennon, avec Aaron Taylor-Johnson qu’elle épouse deux ans plus tard et, en 2014, Cinquante Nuances de Grey, adapté du livre de E.L. James, avec Dakota Johnson et Jamie Dornan.

Résumé :

Back to Black retrace la vie et la musique d'Amy Winehouse, à travers la création de l'un des albums les plus iconiques de notre temps, inspiré par son histoire d’amour passionnée et tourmentée avec Blake Fielder-Civil.

Analyse :

Cette histoire nous raconte l’ascension fulgurante d’une des plus grandes chanteuses des années 2000 : Amy Winehouse. 

La réalisatrice s’attache à nous dresser un portrait d’une femme fragile face à ses démons, qui sont l’alcool, la drogue et même l’amour. Sur fond de romance exacerbée, Sam Taylor-Johnson dépeint une artiste dans la tourmente qui se bat avec son mari autant qu’avec elle-même pour s’émanciper dans ce monde qui lui ouvre subitement grandement les portes. Cette descente aux enfers est d’autant plus magnifiée par de très beaux gros plans sur Amy, qui passe du rire aux larmes à une rapidité fulgurante. 

Véritable icône tragique, tout droit sortie d’un autre temps, elle joue à des jeux dangereux où l’amour lui tend les mains, aussi vite que Blake se détache d’elle. « L’amour est un jeu perdant » s’exclame-t-elle d’ailleurs dans sa chanson Love is a losing game

Cette Amy en déclin vacille au fur à mesure que le film avance mais parvient pourtant toujours à se rattraper, grâce à sa musique bouleversante, dignement inspirée de sa romance titubante. 

Cependant, les nombreux paparazzis qui la harcèlent devant sa maison vont lui gâcher son plaisir : la cinéaste nous assaille d’ailleurs de nombreux flashs d’appareils photos, rappelant superbement la scène mythique de Aviator de Martin Scorsese, où Leonardo DiCaprio s’énerve, ébloui face aux photographes. 

Variation sur l’amour et ses excès, la réalisatrice nous a brossé divinement bien l’idylle d’une idole du début de notre siècle qui oscille entre succès populaires et débauches.

Maxime Pouyanne

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