![]() |
PROtestants et FILmophiles |
PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain
ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - FESTIVALS
Avec :
Camille Rutherford (Agathe), Pablo Pauly (Félix), Charlie Anson (Oliver), Annabelle Langronne (Cheryl) , Liz Crowther (Beth), Alan Fairnbairn (Todd), Frédéric Wiseman (Lui-même).
Laura Piani, dont les origines sont algérienne, italienne et corse, est sortie en juin 2011 du Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle. Après avoir écrit ou co-écrit des scénarios de séries (Engrenages, Ronde de nuit) ou de films (Menina, 2017, Temps de chien !, 2019 ), elle a réalisé un court métrage, Prudence Ledoux a le vent en poupe (2022), puis son premier long, Jane Austen a gâché ma vie.
Résumé :
Agathe, libraire à la célèbre Shakespeare and Company de Paris, est une admiratrice de la romancière britannique Jane Austen et elle rêve elle-même d’écrire des livres. Grâce à son ami Félix, elle est invitée en résidence d’auteurs en Angleterre.
Analyse :
Incarnée par une actrice franco-britannique, Agathe est l’héroïne de cette comédie romantique, douce et pleine de charme, parfois burlesque : une trentenaire célibataire, marquée par l’accident de voiture qui a tué ses parents et que la passion de la littérature aide à vivre, (en plus des anxiolytiques). Ses relations avec Felix, qui l’aime mais qu’elle tient à distance, n’évoluent guère ; c’est comme dans Raison et sentiments, la vie n’est pas toujours à la hauteur des livres. On voit assez vite les deux thèmes se mêler : l’amour et la création littéraire. Le bilinguisme des protagonistes apporte une touche d’originalité et d’ouverture au récit. Les premières scènes se déroulent surtout parmi les rayons bondés de la librairie anglophone de la rue de la Bûcherie et dans les ruelles avoisinantes de ce haut lieu du Quartier latin. On y découvre une Agathe fragile et un peu gauche, déterminée à écrire mais saisie de doutes. La cinéaste nous emmène ensuite avec son héroïne dans la campagne où elle est accueillie pour deux semaines dans la superbe Résidence Jane Austen. Ses propriétaires sont les descendants de l’écrivaine, notamment le séduisant, un peu ténébreux, Oliver. Les heures de lecture et les débats passionnés entre les résidents alternent avec les promenades dans les bois, les soirées au coin du feu et les heures de rédaction à la bougie. On se laisse prendre délicieusement au marivaudage qui s’établit autour du triangle amoureux des deux côtés de La Manche, même si le rythme faiblit un peu vers la fin. La musique du compositeur suédois Peter Von Poehl apporte de la sérénité, tout comme la mélodie hongroise de Schubert au piano. Laura Piani a su tirer le meilleur parti d’un budget modeste et ce feel good movie est un coup de maître.
Françoise Wilkowski-Dehove
Autres articles sur ce film
|
Siège social, 13 rue du Docteur Louis Perrier, 34000 Montpellier Secrétariat national, 25 avenue de Lodève, 34070 Montpellier |