![]() |
PROtestants et FILmophiles |
PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain
ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - FESTIVALS
Avec :
Clara Luciani (Leonora, l’actrice), José Garcia (Klaus, le producteur), William Ebghil (Elias, l’écrivain fauché), Laura Felpin (femme de ménage puis assistante de Leonor), Grégoire Ludig (Gabriel Faure, le metteur en scène), Vincent Dedienne (Sacha, l’acteur gay), Victor Belmondo (Paul, le technicien).
Né en 1965, Patrick Asté, dit Diastème (les dents du bonheur), est un auteur-compositeur, musicien, dramaturge, scénariste, metteur en scène et réalisateur français, très éclectique et doué. Après avoir été critique de cinéma, il s’est tourné vers la littérature, le cinéma et le théâtre. Il se fait remarquer avec Gueule d’Ange (Un certain regard-Cannes 2018 et Revenir (prix du meilleur scénario de la section Orizzonti à la Mostra de Venise 2019). Nominations également dans beaucoup de festivals. Il a mis en scène de nombreuses pièces de théâtre.
Résumé :
De Paris à Rome dans les années 1970, le destin d’un écrivain fauché, Elias, percute celui d’une star montante, Leonora. C’est un chemin semé d’embûches et de quiproquos qui les mène jusqu’à Rome, à Cinecitta, où ils se retrouvent dans un film, avec le producteur, le réalisateur, la femme de ménage-assistante, l’acteur gay, etc. entre lesquels l’amour se fait et se défait.
Analyse :
Diastème a fait un film «dont le but est de rendre heureux les spectateurs, de les faire rire, sourire, tout en étant complices». C’est une comédie musicale classique en quatre actes où les protagonistes ont le sentiment de rater leur vie et émergent de cette situation en se laissant entraîner jusqu’à Rome, où ils se retrouvent avec surprise pour jouer un film dans le film avec de nombreuses références au cinéma : parapluies rouges comme dans Les demoiselles de Rochefort, robe jaune allusion à celle de Catherine Deneuve dans Les parapluies de Cherbourg, vendeuse de journaux comme Jean Seberg dans A bout de souffle, correspondances avec le cinéma en noir et blanc...Déceptions amoureuses et surprises, chaque fois meilleures, s’enchaînent jusqu’à la Première à Paris, sauvée in-extremis. Les amours des personnages sont compliquées, impossibles, changeantes, homme-femme, femme-femme, homme-homme, et varient, à l’image de la société d’aujourd’hui et à la plus grande surprise des personnages eux-mêmes. La jalousie et le mensonge y ont leur place et débouchent sur la question de l’altérité : le plus bel homme, la plus belle femme à aimer n’est-elle pas moi-même, ce que révèlent les jeux de miroir. Cela se passe dans un monde artificiel avec de la fausse neige, la baie de Naples à Rome, une piscine de 20 cm de fond, qui rejoint un monde de rêve où les personnages émergent du flou ou s’élèvent dans les airs, un peu façon Mary Poppins. Les scènes cocasses s’enchaînent. Les couleurs sont vives, les dialogues filmés en gros plans, peu de face et souvent de profil, à tour de rôle, montrant la difficulté de se comprendre. Et finalement, chacun trouve le bonheur. Le but du film est atteint, on en sort le cœur gai, avec une légère émotion pour certains des personnages, entraîné par la musique. C’est léger et agréable.
Florence Pons
Autres articles sur ce film
|
Siège social, 13 rue du Docteur Louis Perrier, 34000 Montpellier Secrétariat national, 25 avenue de Lodève, 34070 Montpellier |