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Avec :
Tsuyoshi Kusanagi (Yanagita), Kaya Kiyohara (Okinu), Taishi Nakagawa (Yakishi), Eita Okunu (Samon).
Kazuya Shiraishi est né au Japon en 1974. Il se forme à l’Institut de l’image à Tokyo et réalise son premier long métrage Lost paradise in Tokyo en 2009. Suivront neuf longs métrages dont seul The blood of wolves a été vu en France, lors du Festival du film fantastique de Paris en 2018.
Résumé :
Ancien samouraï, Yanagida mène une vie modeste avec sa fille et dédie ses journées au jeu de go. Quand son honneur est bafoué par des accusations calomnieuses, il décide d'utiliser ses talents de stratège pour mener combat et obtenir réparation.
Analyse :
On pouvait croire le genre ‘films de samouraïs’ disparu avec le grand Akira Kurosawa (depuis Les sept samouraïs en 1954 à Ran en1985) mais c’était sans compter avec ce beau film de Kazuya Shiraishi. Celui-ci s’attache aux pas de Yanagida, un ronin, c’est-à-dire un samouraï sans maître, depuis que son Seigneur l’a chassé après l’avoir accusé à tort du vol d’un rouleau de peinture de grande valeur. Il vit misérablement à Edo (maintenant Tokyo) avec Okinu, sa fille. Son seul plaisir est d’aller dans des salles où l’on joue au go. C’est la grande originalité du film de faire de ce samouraï un joueur de go. Le go se joue sur un goban en bois sur lequel est tracé un quadrillage de 19x19 lignes soit 361 intersections, avec des pierres noires ou blanches, que chacun des deux joueurs pose sur les intersections. Ce jeu transmet des valeurs proches du code de l’honneur des samouraïs: respect de l'autre, remise en question de soi, intérêt collectif supérieur, vision globale, anticipation à long-terme. Le réalisateur insiste sur ces valeurs en filmant au plus près les visages des joueurs en particulier celui, ascétique, de Yanagida. Ayant appris le nom du voleur du rouleau de peinture, un ancien samouraï, il se lance à sa poursuite et il va parcourir le Japon à pied, s’arrêtant dans des auberges minables et surtout dans des salles de go. Il finira par le retrouver et, à l’issue d’une intense dernière partie de go, les deux protagonistes se battront en duel au sabre, un combat particulièrement bien chorégraphié, qui restera dans les annales.
Le joueur de go est vraiment un film de samouraïs digne de ses ancêtres.
Jean Wilkowski
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