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Avec :
Hanna Hecht (Alma) -Lea Drinda (Erika)- Lena Urzendowski (Angelika) - Laeni Geiseler (Lenka).
Mascha Schilinski, née en 1984, a commencé à jouer pendant sa scolarité, grâce à sa mère cinéaste, Claudia Schilinski. Elle-même a débuté dans le cinéma comme directrice de casting puis a réalisé des scénarios et des courts métrages à partir de 2008. Son premier long métrage, Die Tochter, La fille, un drame familial (2017), présenté au festival de Berlin, n’a pas été distribué en France.
Résumé :
Tout se passe dans une grande ferme isolée dans l’Altmark, au nord-est de l’Allemagne, près d’une rivière, à quatre périodes de l’histoire allemande, en 1914, en 1945, en 1970 et en 2010. Le film retrace les destins de quatre générations de jeunes femmes d’une même famille, avec à chaque fois, un personnage central. Les souvenirs des drames silencieux, des non-dits et des traumas familiaux semblent hanter la maison et peser sur le destin des héroïnes.
Analyse :
Les scénaristes ont mis 3 ans à écrire ce film très riche, foisonnant. La chronologie n’est pas respectée, ce qui peut le rendre parfois un peu difficile à suivre. Les situations, souvent poignantes, se font écho et s’entrelacent en un constant va et vient entre les périodes.
Les reconstitutions d’époques sont très soignées, avec un grand souci du détail. C’est particulièrement le cas pour la première période, tant en ce qui concerne les décors, que le fonctionnement de la ferme, les rapports maîtres/domestiques, hommes/femmes, les fêtes de familles, les rites mortuaires…
Les voix off permettent aux jeunes protagonistes de nous faire partager ce qu’ils ressentent et de nous informer sur les évènements dont ils sont témoins, complétant ainsi ce que nous voyons.
La rivière joue un rôle important : lieu de pêche à l’anguille, de noyade pour échapper à l’avancée de l’Armée Rouge, de frontière avec la RFA voisine, d’entraînement de natation, de jeux avec des paddles…
La réalisatrice a choisi un format carré et des couleurs souvent insaturées. Les images sont parfois floues, parfois filmées sous l’eau. La bande son minimaliste, constituée principalement de vrombissements et de bourdonnements, contribue à créer une atmosphère étrange. Seule la chanson « Stranger » d’Anna von Hausswolff constitue une échappatoire récurrente.
Il s’agit d’un film très abouti ; si on ne se laisse pas dérouter par l’absence de chronologie, on passe un très bon moment.
Catherine Le Boulc'h
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