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Avec :
Josh O’Connor (David) – Paul Mescal (Lionel) – Chris Cooper (Lionel âgé)
Olivier Hermanus est un scénariste et réalisateur sud-africain, né en 1983. Après des études de cinéma à l’université du Cap, il travaille comme photographe de presse. Il réalise son premier long-métrage en 2009, Shirley Adams. Le Son des souvenirs est son septième long-métrage, sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes 2025. Ses films analysent les travers de la société afrikaner et ouvrent le débat sur la condition humaine.
Résumé :
Le Son des souvenirs raconte la rencontre entre Lionel et David en 1917, à Boston, et l’évolution de leur relation à travers les années. Ce sont deux passionnés de musiques traditionnelles folk. Ce film a fait partie de la sélection officielle au dernier festival de Cannes.
Analyse :
Kentucky 1910, le film s’ouvre sur un enfant, Lionel. Il prête l’oreille aux bruits de la nature et à la voix de son père. En voix off, il associe chaque note à une couleur, une odeur, une saveur comme le ré au jaune éclatant du soleil et le si mineur à l’amertume de la nourriture. Il grandit au rythme de la musique populaire dans une ferme familiale.
Boston 1917, Lionel suit les cours de chant du Conservatoire. Il est devenu un chanteur talentueux. Il y rencontre David, un étudiant en composition qui partage sa passion pour ces chansons folkloriques. Une idylle se noue entre les deux hommes. En dépit de la guerre, en 1919, ils entreprennent un voyage à travers les forêts et les îles du Maine afin de collecter des chants traditionnels menacés d’oubli. Une belle scène où Lionel explique à des enfants d’où vient le son. Débute alors un travail de mémoire. À la suite de ce périple, chacun poursuit sa vie. Lionel cesse de recevoir des nouvelles de son ami.
L’osmose et le jeu entre les deux acteurs confère à ce film une sensualité que certains jugeront mièvres. Cependant la mise en scène, les paysages, la musique et les moments de silence transmettent une saveur émotionnelle que l’absence de l’autre renforcera. Les dialogues sont un murmure et le son omniprésent. Un instant où la méditation, la poésie et le souvenir prennent toutes leur place.
Marie-Christine Griffon
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