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Avec :
Masaki Suda ( Ryôsuke), Kotone Furukawa ( Akiko), Daiken Okudaira (Sano).
Le réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa est né à Kobe en 1955. Après des débuts au cinéma en super8, il deviendra professeur à la Film School of Tokyo. En 1989, il tourne un thriller fantastique Sweet home qui devient sa marque de fabrique. Parmi la vingtaine de ses œuvres on remarque : Kaïro (2001), Tokyo Sonata (2008), Les amants sacrifiés (2010). Cloud a été présenté à La Mostra de Venise en 2024.
Résumé :
Ryosuke décide d'arrêter son travail dans une blanchisserie industrielle pour se faire revendeur d’objets sur internet. Tout marche bien jusqu'à ce que certains clients commencent à être menaçants au point de vouloir sa mort.
Analyse :
Kiyoshi Kurosawa revient avec Cloud à son genre de prédilection, le thriller agrémenté de fantastique. Dans une première partie, on voit le héros, Ryôsuke, un ouvrier ordinaire, se lancer dans la revente en ligne, à la suite d’une opération trop bien réussie. Tout va d’abord pour le mieux, y compris avec sa petite amie et son fidèle ami. Il va même décider de s’installer dans une grande maison à la campagne. Mais lorsqu’il décide d’outrepasser les règles du jeu, les affaires prennent une tournure inquiétante. La tension s’installe et elle va venir de deux côtés. D’abord de l’hostilité des gens du village qui voient d’un mauvais œil un urbain s’installer chez eux et qui attaquent sa maison la nuit, comme les paysans anglais attaquaient l’Américain, joué par Dustin Hoffman, dans Les chiens de paille (Peckinpah, 1971). La violence est sourde et hors-champ et le monde virtuel du protagoniste se heurte au monde rural et concret de la campagne. La seconde violence est beaucoup plus directe et vient des clients internet qui se sont fait grugés par Ryôsuke et qui vont investir sa maison. Alors Tarantino n’est pas loin avec en plus une composante fantastique. Kurosawa montre une société où les progrès numériques renforcent l’individualisme. Ryôsuké se retrouve seul dans des décors de plus en plus hostiles et sa seule aide viendra de son assistant, lui-même armé par une mystérieuse organisation secrète. La charge contre le monde capitalistique et hyperconnecté est violente et fait de ce film une réussite évidente.
Jean Wilkowski
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