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Fiche technique :
Réalisation et scénario : Chie Hayakawa – directeur de la photographie : Hideho Urata – montage : Anne Klotz – ingénieur du son : Philippe Grivel – musique : Rémi Boubal – production : Loaded Films Ltd, Happinet-Phantom Studios, Ici et Là Productions, Akanga Film Asia – distribution France : Eurozoom.

Avec :
Yui Suzuki (Fuki Okita) – Lily Franky (Keiji Okita, le père) – Hikari Ishida (Utako Okita, la mère).

Renoir

Japon, France, Singapour, 2025, 119min.

Réalisation : Chie Hayakawa

Biographie :

Née à Tokyo en 1976 et diplômée de la School of Visual Arts de New York, Chie Hayakawa a d’abord travaillé pour la branche de New York d’une télévision japonaise. Elle est remarquée en 2014 à Cannes pour son film de fin d’études, Niagara, sélectionné à la Ciné Fondation. Son premier long métrage, Plan 75, une dystopie sur l’euthanasie, projeté à Cannes en 2022 dans la sélection Un certain regard, remporte la mention spéciale de la Caméra d’or et reçoit un très bon accueil critique.

Résumé :

Tokyo, 1987. Fuki, 11 ans, vit entre un père hospitalisé et une mère débordée et absente. Un été suspendu commence pour Fuki, entre solitude, rituels étranges et élans d’enfance.

Analyse :

Le film est d’inspiration autobiographique ; Chie Hayakawa a elle-même perdu son père dans sa jeunesse et elle a placé son récit en 1987, année de ses 11 ans, pour raconter son ressenti de petite fille. La vie de Fuki, élève en dernière année d’école primaire, est bouleversée par la maladie de son père. Celui-ci est hospitalisé et sa mère doit jongler entre les visites à l’hôpital et son travail, ce qui lui laisse peu de temps pour s’occuper de sa fille.Fuki va chercher une échappatoire dans des tours de magie et des expériences de sciences occultes et trouver du réconfort auprès d’une camarade de classe dont le foyer, dans lequel la mère est toujours présente, est un havre accueillant. Mais l’amie déménage et Fuki va chercher à briser son isolement par des rencontres par téléphone plus dangereuses. Cette histoire filmée au niveau de l’enfant est d’une grande délicatesse ; le film montre Fuki désorientée mais pas vraiment affligée face à la mort prochaine de son père et aux réactions de sa mère. Il peint aussi la société japonaise de cette époque, une société en plein boom économique mais aussi en plein bouleversement sociétal où le foyer traditionnel japonais, la mère à la maison et le père au travail et absent, est en train d’éclater. Le film est fait d’une succession d’anecdotes, pas toujours clairement reliées entre elles, ce qui peut désorienter le spectateur, mais c’est un beau portrait d’enfant, comme sait en produire le cinéma japonais, de Ozu à Kore-eda.

Et pourquoi ce titre, Renoir ? Les Impressionnistes étaient très à la mode au Japon à cette époque et Chie Hayakawa avait reçu, enfant, la reproduction d’un tableau de Renoir, La petite Irène. Cet épisode de son enfance se retrouve dans le film mais, au-delà de l’anecdote, on peut voir dans cette référence une image du film car ce dernier est un portrait très pictural : Fuki, l’héroïne, ne parle pas beaucoup et c’est surtout à partir des expressions de son visage que l’on perçoit ses sentiments.

Jacques Champeaux

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