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Avec :
Bojtorjan Barabas (Andor), Grégory Gadebois (Berend Mihaly), Andrea Waskovics (Klara), Eliz Szabo ( Sari).
Lazlo Nemes Jeles, 49 ans, est un scénariste et réalisateur hongrois. En 2011, à Paris avec une bourse de la Cinéfondation, il développe avec la scénariste française Clara Royer, le scénario de Le fils de Saul (2015), Grand prix à Cannes et Oscar du meilleur film étranger. En mai 2016, il est membre du jury présidé par Georges Miller au festival de Cannes. Son film suivant sera Sunset (2018).
Résumé :
Hongrie, 1957 - Klara n’a récupéré son fils à l’orphelinat qu’après la guerre et ce dernier, Andor, espère toujours que son père reviendra. Mais Klara, qui est juive, laisse planer un certain doute sur sa paternité. Son amie l’emmène dans la cave où se cache son frère recherché par la milice, dans cette Hongrie marquée par l’invasion russe de 1956. Klara entretient une liaison avec un homme qui l’a cachée pendant la guerre.
Analyse :
Orphelin ? Pas vraiment, Andor a une mère même s’ils ne sont pas tous les deux vraiment en harmonie. Orphelin de père, sans aucun doute, Andor lui parle religieusement au fond de la chaufferie, convaincu de son retour prochain. La caméra dès le début se met au niveau du petit garçon réfugié dans une conduite de chaufferie. Elle va le filmer merveilleusement à travers les vitres sales des immeubles ou dans les sous sols. La noirceur des décors contraste avec des images parfois floutées et surexposées et des gros plans.
Dans un terrain vague, parsemé de détritus et de carcasses de voitures, Andor a trouvé un pistolet chargé, cette arme laisse présager d’emblée le pire. Les couloirs sombres, les passages entre les immeubles, les escaliers et le terrain vague happent le garçon qui crie son désespoir d’avoir cette mère qu’il a du mal à connaitre et qui lui cache des secrets. On suivra le garçon dans ses courses effrénées à travers les rues sales et misérables des quartiers en ruine de Budapest. Très finement, la caméra, en travelling, filme le garçon qui court haletant à travers les véhicules et les passants de la rue. L’auteur utilise à bon escient les fondus enchainés, les gros plans floutés, les contre plongées.
Les dernières images sont une trouvaille, elles viennent enfin éclairer cette atmosphère sombre et pesante qui a baigné le film. En effet les trois personnages principaux sont suspendus à une roue de fête foraine illuminée comme une étoile dorée au dessus de laquelle brille un croissant de lune.
Dimitri Verdet
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