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Avec :
Mohammad Bakri (Sharif âgé), Saleh Bakri (Salim adulte), Adam Bakri (Sharif jeune), Cherien Dabis (Hanan), Muhammad Abed Elrahman (Noor).
Scénariste, réalisatrice et comédienne palestinienne et américaine, née en 1976, Cherien Dabis réalise, en 2009, Amreeka qui obtient le prix Fipresci à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, puis May in the summer (2014) où elle tient le rôle principal. Elle joue dans Les Aigles de la République (2025) et réalise surtout des épisodes de séries aux USA.
Résumé :
L'histoire d'une famille palestinienne sur trois générations à partir de 1948, date de la naissance d'Israël. Une fresque où l'intime s'impose dans l'Histoire.
Analyse :
Basé sur les récits de famille et les souvenirs d'enfance, le scénario place une ouverture tragique en 1988 et remonte l'Histoire. 1948, 1978, 1988 seront les jalons de la destruction, de la dépossession, de l'exil qui nous lient à cette famille prise dans le chaos sur sa propre terre. Chaque génération hérite du poids du passé et vit son traumatisme au présent. C'est ce que Cherien Dabis nomme la post/mémoire : comment guérir d'un traumatisme qui se transmet en s'ajoutant au traumatisme actuel ? Elle nous accompagne dans sa démarche personnelle en livrant un récit sensible servi par l'interprétation habitée des trois personnages principaux (la famille Bakri, emblématique en Palestine) avec une émotion sincère qui nous atteint mieux que tout discours politique. Elle-même donne au rôle de la mère une pudeur douloureuse, une mère qui a la force de l'amour au-dessus de tout.
La reconstitution soignée des décors ajoute beaucoup au ressort dramatique du récit. Passant des intérieurs chaleureux, des orangeraies à la misère des camps de réfugiés, comment ne pas ressentir la perte d'un paradis ?
C'est avec la possibilité d'un don d'organe que tout bascule, vers une résilience qui change l'optique du film et donnera une respiration nouvelle à l'histoire en 2022. Une leçon d'humanité, pour remplacer la colère par la reconnaissance de la vérité, l'engrenage de la souffrance par le droit d'exister et ne plus entendre dire : on ne savait pas.
Arielle Domon
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