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Fiche technique :
Réalisateur : Ilker Çatak - scénaristes : Ilker Çatak, Ayda Çatak, Enis Köstepen-Photographie : Judith Kaufmann - Chef monteur : Gesa Jäger- son : Maarten van de Voort- Distribution : Haut et Court.

Avec :
Özgü Namal : Derya – Tansu Biçer : Aziz – Leyla Smyrna Cabas : Ezgi – Ipik Bilgin : Güngör Hanim.

Yellow Letters

Turquie, France, Allemagne, 2026, 129min.
Ours d'Or, Berlinale 2026

Réalisation : Ilker Çatak

Biographie :

Ilker Çatak, né à Berlin en 1984 de parents turcs, a vécu essentiellement en Allemagne mais il a passé 5 ans à Istanbul de 12 à 17 ans. Après plusieurs courts métrages, son premier long métrage, Dans la cour des grands, sort en 2017 mais n’est pas distribué à l’étranger. Il faut attendre La salle des profs, qui sort en 2023, pour que Ilker Çatak soit reconnu hors d’Allemagne et notamment en France.

Résumé :

L’action se passe en Turquie, à Ankara puis à Istanbul. Aziz et Derya sont un couple qui réussit : lui, comme dramaturge à succès et professeur d’université, elle comme comédienne vedette du théâtre national. Un jour, parce qu’ils ont déplu au pouvoir en place, ils reçoivent une yellow letter, un courrier de licenciement.

Analyse :

Très rapidement, privés de ressources, ils sont contraints de quitter Ankara et de partir à Istanbul s’installer chez la mère d’Aziz, avec leur fille Ezgi qu’ils ambitionnent de scolariser dans une école privée.

L’impossibilité d’exercer leurs métiers et la déchéance sociale qui s’ensuit ont un profond retentissement sur ce couple dont les dissensions apparaissent : faut-il, pour vivre dignement, accepter de renoncer à ses idéaux et se compromettre avec le pouvoir en place ?

Les failles apparaissent : Dérya en a assez de jouer dans les pièces de son mari tandis qu’il lui assène que, sans lui, elle n’aurait jamais eu une belle carrière.

Derya et Aziz sont des personnages complexes et le point de vue du réalisateur n’est pas manichéen.

Ce film décrit les conséquences des décisions autoritaires d’un régime despotique sur la vie d’un couple et d’une famille.

Par ailleurs, dans ses interviews, le réalisateur dit qu’il aurait très bien pu tourner son film en Turquie. Or, il indique dès le début du film que Hambourg « joue le rôle » d’Istanbul tandis que Berlin est Ankara, ce qui donne une portée universelle à son propos. Ceci est renforcé par le fait qu’à aucun moment il n’est question de Turquie ou de Recep Tayyip Erdogän. Ilker Çatak décrit ici ce qui pourrait arriver dans bien d’autres pays qui sont, pour le moment, des démocraties.

On peut regretter certaines longueurs, notamment concernant les aventures d’Ezgi, la fille adolescente, maisYellow letters reste un film très intéressant.

Catherine Le Boulc'h

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