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Fiche technique :
Réalisateur : Kirk Jones – scénariste : Kirk Jones – Photographie : James Blann – Montage : Sam Sneade – Musique : Stephen Rennicks – Décors : Sabrina Linder – Distribution : Tandem.

Avec :
Scott Ellis Watson ( John Davidson Jeune), Robert Aramayo (John Davidson adulte), Shirley Henderson (Heather Davidson), Maxine Peake (Dottie Achenbach), Peter Mullan (Tommy Trotter), Steven Cree (David Davidson).

Plus fort que moi

Royaume-Uni, 2026, 121min.

Réalisation : Kirk Jones

Biographie :

Kirk Jones est un réalisateur et scénariste britannique né en 1964 à Bristol. Il est connu pour des comédies dont Vieilles canailles en 1998 et surtout Nanny Mc Phee ,en 2005, avec Emma Thompson et Colin Firth.

Résumé :

Le scénario est basé sur une histoire vraie. Kirk Jones avait été très marqué en 1980 par un documentaire consacré à John Davidson, un Ecossais né en 1966, atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, affection neurologique qui provoque des tics, des jurons et des gestes incontrôlés. Il l’a contacté, a obtenu son accord pour raconter son histoire et enrôlé comme conseiller technique.

Analyse :

On voit d’abord John Davidson jeune adolescent, chez qui apparaissent les premiers symptômes. Cela donne lieu à des scènes poignantes. Personne ne comprend ce qui lui arrive. Cet adolescent jusque-là sans problème est violemment moqué et harcelé par ses camarades, frappé puis exclu par le directeur de son école et enfin rejeté par son père qui quitte le foyer familial. Ensuite, dans la deuxième partie, John Davidson est devenu un jeune adulte qui n’a pas réussi à s’insérer dans la société et vit avec sa mère. Se produit alors une rencontre décisive : la mère d’un de ses amis, infirmière psychiatrique, identifie son problème, l’accueille dans sa famille et va l’aider à trouver un travail et à devenir indépendant.

Le ton de cette partie est nettement plus léger. Certaines scènes ou situations sont vraiment cocasses et font penser à Mr Bean : John crache au visage d’une fille qui lui plaît, hurle devant des policiers qu’il transporte de la drogue et va embrasser les réverbères qui ne sont pas assez droits à son goût. Le summum étant une scène dans une voiture avec une jeune femme atteinte du même trouble. Comme dans d’autres comédies britanniques sur la classe moyenne (ou la classe ouvrière), Pride, The Full Monty, Billy Elliot, on voit ici que la solidarité, la générosité et la bienveillance permettent de résoudre des problèmes graves et de surmonter des préjugés. Enfin, le film montre l’évolution de John Davidson. Devenu un militant pour la cause des personnes qui ont son trouble neurologique, il intervient inlassablement dans les écoles, les entreprises, les universités pour informer et aider à leur Inclusion.

Cela lui a valu en 2019 de recevoir de la reine Elisabeth l’Ordre de l’Empire britannique, bien qu’il ait lancé un sonore « Fuck the Queen » en sa présence.

Ce film, qui informe sur le syndrome de Gilles de la Tourette, un trouble touchant 0,5% de la population, est aussi un feel good movie !

Catherine Le Boulc'h

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