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Avec :
Mélanie Thierry : Marianne – Eric Caravaca : Antoine – Jérôme Deschamps : André – Lila Gueneau : Laure – Jérémie Renier : Johann Sameck.
David Roux, né en 1977, est un cinéaste, réalisateur et scénariste français. Il a d’abord été journaliste de théâtre tout en travaillant dans une société de développement cinématographique. Il a coécrit le scénario du film Tel père, telle fille d’Olivier de Plas (2007), qui est une adaptation d’un roman de Virginie Despentes. Il s’est fait connaître du grand public avec son film L’Ordre des médecins en 2019.
Résumé :
L’action se passe à Angers, dans une imposante maison bourgeoise entourée d’un parc. Marianne, la quarantaine, est l’épouse d’Antoine, un industriel prospère qui a repris l’entreprise familiale et dont la mère vient de mourir. Malgré le refus de sa femme, Antoine décide d’emménager dans la demeure familiale afin d’éviter qu’elle ne soit vendue. De plus, ils pourront ainsi prendre soin de son père impotent.
Analyse :
Dans cette famille où le rôle principal de l’épouse est de donner naissance à un héritier mâle, Marianne se doit d’être soumise à son mari et d’être une maîtresse de maison accomplie. Personne ne fait attention à elle, à ses désirs et à ses sentiments. Sa fille adolescente frise l’insolence et ne lui obéit pas. Son fils de huit ans n’a aucun geste de tendresse envers elle. Pour son mari, elle est une assistante et pour son beau-père, une auxiliaire de vie qu’il tyrannise.
Les seules personnes qui font preuve de sollicitude et de solidarité vis-à -vis d’elle sont des femmes : ses belles-sœurs, la domestique et sa fille, après une explication salutaire. Tout bascule quand elle retrouve un homme qu’elle a connu dans sa jeunesse. Elle commence par le repousser puis, touchée par sa gentillesse et son écoute, elle se laisse approcher et se confie.
La fin du film n’est pas convenue, mais pleine d’espoir avec, comme accompagnement musical, une version de la chanson de Nina Simone : « Ain’t got no home, I got life. Je n’ai pas de maison mais j’ai la vie ».
Mélanie Thierry est une fois de plus excellente, aussi bien quand elle est terne, effacée, soumise, que quand un sourire plein de tendresse illumine son visage. Eric Caravaca joue très bien le rôle du notable affairé qui n’a ni le temps ni l’envie d’avoir des égards pour sa femme. Quant à Jérôme Deschamps, il est parfait en vieux bourgeois tyrannique et grincheux.
Marianne n’est pas une Madame Bovary, une bourgeoise qui s’ennuie. Elle est écrasée, aliénée par un système patriarcal transmis de génération en génération dans la famille de son mari.
On peut cependant concéder le caractère un peu caricatural, voire un peu daté, de cette description.
Catherine Le Boulc'h
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