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Festival de Cinemed 2015

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João Salaviza est né en 1984 à Lisbonne ; son film Arena a obtenu la palme d’or du court métrage à Cannes 2009

Montanha est son 1er long métrage, Antigone d’or au Cinemed 2015

Interprétation : David Mourato, Maria João Pinho, Cheyenne Domingues, Rodrigo Perdigão

Montanha

Film de João Salaviza, Portugal/France 2015, 1H31

L’été est brûlant à Lisbonne. David, 14 ans, sait que son grand-père va mourir mais refuse de lui rendre visite, tout à l’angoisse de le perdre. Sa mère, elle, passe des nuits entières à son chevet. Le vide qu’a déjà laissé son grand-père oblige David à prendre des responsabilités et à devenir en quelque sorte l’homme de la maison. Il est jeune pour endosser ce nouveau rôle et cherche à éviter cette vie d’adulte vers laquelle il se rapproche inexorablement.

Rencontre avec João Salaviza

Le titre Montanha est abstrait. Il a été choisi pour faire référence à un rite de passage initiatique. Le réalisateur à voulu montrer l’évolution de son personnage qui symboliquement gravit la pente d’une montagne. Le corps se transforme, raconte sa propre histoire. Tout au début, on le surprend en position fœtale et il va évoluer de la puberté vers l’âge adulte. João Salaviza a voulu filmer le choc qu’est la fin de l’enfance, la prise de conscience de la mortalité, tout d’abord de celle d’un être cher, ensuite la sienne propre. La mort est représentée comme une ombre, quelque chose d’invisible (le mourant n’est jamais montré à l’écran), comme l’institution contre laquelle le jeune David est en butte, l’institutrice reste elle aussi invisible. La référence du cinéaste est Bresson, Mouchette, notamment.

Le film montre l’évolution d’un jeune garçon de 14 ans vers l’âge adulte. Il s’agit d’un portrait. On est au cœur du désarroi du personnage, des relations difficiles d’un adolescent avec sa mère, avec ses professeurs. Le spectateur suit ses états d’âme et ce mixte entre enfance et maturité grandissante et en cela le film réussit son objectif. Les images sont belles, le corps du personnage est joliment filmé, mais le film a quelques longueurs dans sa langueur et on n’a pas pu se départir d’un certain ennui. On se permettra donc de ne pas être en total accord avec le jury qui a décerné l’Antigone d’Or.

Dominique Sarda

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