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PROtestants et FILmophilesFestival de FID 2014 |
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France, 1969, 100'
Lucia Bosé : Isabelle
Jeanne Moreau : l'autre femme
Gérard Depardieu : le vendeur
Luce Garcia-Ville : l'institutrice
La violence de la jeunesse
Une maison dans les Yvelines (Neauphle-le-Château, la maison de Marguerite Duras qui lui servira souvent de décor), un jardin sauvage, un bassin dont il faut nettoyer, en barque et à l'aide d'un râteau, les remontées nauséabondes des profondeurs (métaphore de la colère qui couve), tout pourrait être paisible à l'image des deux femmes qui y habitent. Cependant une voix à la radio met en garde : deux adolescents furieux commettent des meurtres gratuits dans les environs. Isabelle parle de sa fille Nathalie, six à sept ans, renvoyée de l'école pour son comportement anormalement violent et qui doit entrer en pension dans un établissement privé. Faut-il faire apprendre le piano à l'enfant qui a un goût pour la musique mais n'aime pas la travailler ? «Ne la forcez pas », dit le psychiatre. Un représentant de commerce grand aux larges épaules fait une entrée digne d'un film noir à suspense. Il est vite démonté par la passivité de ses interlocutrices. Au soir les jeunes meurtriers seront arrêtés et la petite fille ne sera pas envoyée en pension.
Ce film, outre ses références aux idées de Duras sur l'éducation déjà rencontrées dans Les enfants et sur le représentant de commerce qui abuse de la crédulité des ménagères (Duras dit qu'elle veut le présenter comme un clown), traite de la violence des plus jeunes sans la montrer. Une scène qui représente Nathalie jouant avec un chat ou des plans sur une poupée démembrée dans un tas de sable donne au spectateur quelques inquiétudes sans motif. Duras semble se prononcer pour la passivité en toutes circonstances. Cette violence serait-elle le fruit d'une imagination débordante dans des vies sans imprévu ?
La réalisatrice a fait un important travail sur les plans de coupe, plus ou moins longs, sur l'étang, les arbres, un meuble... On retrouve encore les décalages image/son avec des plans sur des visages qui écoutent et non sur les personnages qui parlent.
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