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Festival de Montauroux 2019

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Brigitte Helm|© Warner Bros. GmbH


Des ouvriers travaillent dans les souterrains d'une fabuleuse métropole de l'an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.

Metropolis (de Fritz Lang)

de : Fritz Lang, Allemagne 1927, 153min.

Metropolis fut le premier film inscrit sur le Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO.

Quelle émotion ! Quel chef d'œuvre !

Il y aurait tellement de choses à dire sur ce film que vouloir écrire un billet d’humeur relève de la gageure. Mais c’est justement un billet d’humeur, donc je me limiterai à quelques aspects seulement.

Le film a été montré lors du Ciné-Festival en Pays de Fayence à la suite d’une conférence remarquable sur le climat. Comment ne pas voir à quel point ce film, âgé maintenant de 92 ans, était prémonitoire ? Des embouteillages, des villes monstrueuses, des avions qui volent, l’avenir compromis par la bêtise des hommes qui se vivent dans leur propre confort sans se soucier de savoir d’où vient ce confort…

Mais je voudrais mettre ici l’accent sur le personnage féminin, Maria – nom emblématique par excellence ! Maria qui prêche l’amour et le rapprochement entre les gens ; Maria, la belle dont le fils du patron tombe éperdument amoureux ; Maria qui amène les enfants des ouvriers voir les jardins des fils riches en leur disant qu’ils sont tous frères ; Maria qui sauvent les enfants, tous, pendant que leurs parents dansent comme des idiots pour fêter leur soi-disant victoire alors que celle-ci correspond à la destruction de tout leur univers. Et cette même Maria est singée par le savant fou qui construit une femme-machine à son effigie (nos robots-serviteurs d’aujourd’hui sont volontiers construits à l’image de figures féminines) pour inciter les ouvriers à la révolte, qui est fêtée et adulée par les riches et les incite à la débauche. Le Mal comme perversion du Bien.

Et c’est en tombant amoureux de Maria, la vraie, que le fils du patron prend conscience de la perversion du monde dans lequel il vit et qui fait tout pour réaliser le chemin initié par Maria. L’amour comme (seul ?) remède aux dérives du monde moderne. « Aimer-vous les uns les autres », cela paraît bateau, mais c’est magnifiquement mis en scène avec des moyens techniques extraordinaires pour l’époque (voir l’article sur Wikipédia) dans un expressionnisme allemand exemplaire.

Et le clou : le film était présenté accompagné live au piano par deux pianistes : Manon Mullener et Julien Painot – c’est une expérience qui restera dans nos mémoires.

Waltraud Verlaguet

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