logo

PROtestants et FILmophiles

Festival de Deauville 2023

PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain


ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - FESTIVALS



Retour vers la page du festival

Le festival du cinéma américain de Deauville 2023, un bon cru

Festival de Deauville 2023, un bon cru

(Jean Wilkowski et Françoise Wilkowski Dehove)

A ne pas rater

Laroy (le Grand Prix) : Premier long-métrage de Shane Atkinson. L’histoire rocambolesque d’un mari trompé qui, à la suite d’un quiproquo, se retrouve chargé d’exécuter un homme. La mission, croit-il, l’aidera à se faire respecter. Mais notre héros (magnifique John Magaro), pas bien malin, se laissera déborder et doubler de tous côtés. Une comédie jubilatoire où rien ne se passe comme prévu et une galerie de personnages dignes de l’univers des frères Coen, l’Amérique des laissés-pour-compte. LaRoy a séduit largement, avec également le Prix du public et celui du Jury de la critique. Sortie au printemps 2024

Dogman de Luc Besson. Les premières scènes nous plongent dans la famille d’un éleveur de chiens, un père psychopathe qui martyrise Douglas, son fils rebelle. Un acteur époustouflant, Caleb Landry Jones (Prix d’interprétation masculine à Cannes pour Nitram en 2020), un récit au rythme effréné qui ne cesse de surprendre, une mise en scène incroyable et une bande son magnifique (Eric Serra, le compositeur fétiche du réalisateur, et des chansons d’Edith Piaf, Marlène Dietrich, Bob Dylan, etc.): du grand cinéma, un vrai régal. Sortie : 27 septembre 2023.

Deux autres films ont été récompensés par le Prix du jury :

Fremont, de Babak Jalali, (né en Iran, a grandi à Londres) : portrait d’une jeune Afghane, expatriée dès le retour au pouvoir des talibans. Ancienne traductrice pour l’armée américaine, elle travaille désormais dans une petite usine chinoise de ‘fortune cookies’ (contenant des messages, comme dans les malabars). Le reste du temps, elle essaie de se remettre des traumatismes auprès d’un psy. Très belle approche de la douleur de l’exil et de la solitude et beau portrait d’une Afghane forte et libre. En noir et blanc.

The Sweet East, de Sean Price Williams. Lilian , jeune lycéenne fuit sa famille et va découvrir son pays et toutes sortes de gens, groupes marginaux, un universitaire spécialiste de Poe, deux Afro-américains qui veulent faire un film…

A voir aussi

Past lives, Nos vies d’avant de Céline Song : Deux jeunes Coréens, la fille de 12 ans émigre aux USA avec sa famille laissant on ami en Corée. Le film se déroule sur 24 ans, au gré des contacts épisodiques entre les deux jeunes gens. La différence des cultures est très bien mise en valeur. Un film d’une grande sensibilité où les sentiments et les émotions sont très bien analysés.

Les derniers hommes (The last men) du Français David Oelhoffen : Indochine, mars 1945, l’armée japonaise lance un assaut foudroyant contre les troupes françaises. Traquée par l’ennemi, une colonne de neuf légionnaires mal en point s’élance au cœur de la jungle pour rallier les bases alliées à plus de 300 km. Un film de guerre très prenant, dans l’esprit de la 317ème section de Schloendoerfer.

Et encore

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de Aitch Alberto. Deux adolescents sauvages se lient instantanément d’amitié. La question de l’homosexualité abordée de façon pudique et subtile.

Golda de l’Israélien Guy Nattiv ; Portrait de Golda Meir lors de l’offensive égyptienne du Kippour en 1973 où elle révèle son sens des responsabilités et son humanité. 

The Pod Generation, premier film de Sophie Barthès (sortie le 25 octobre 2023). Dans un futur à peine lointain, les hommes ont le privilège de pouvoir partager la grossesse grâce à des utérus artificiels extérieurs, des ‘pods’. De la science-fiction plaisante, des situations cocasses.

She came to me de Rebecca MillerUn compositeur de musique (Peter Dinklage, le nain de Three Bilboards) retrouve l’inspiration auprès d’une forte femme, capitaine de remorqueurs. Loufoque à la Monty Python, plein d’humour.

The Graduates de HannahPeterson – La vie dans un lycée victime d’une fusillade un an auparavant.

Cold Copy de Roxine Helberg – Une satire cinglante du mon des journalistes de la’diovisuel américain où tous les coups sont permis

On peut éviter :

La vie selon Ann de Johanna Arnow. Une trentenaire newyorkaise , jouée par la réalisatrice, recherche sur internet des partenaires et livre sa version décomplexée de la soumission

Manodrome de John Trengove – Raffy (Jesse Eisenberg), un chauffeur Uber assez naïf, rencontre une secte viriliste.

Wayward de Jaquelyn Frohlich – Une fille de 14 ans et sa mère dont les rapports sont difficiles prennent en stop une guitariste hippie. Road movie sans intérêt

ISS de Gabriela Cowperthwaite – Dans une station orbitale Russes et Américains sont subitement confrontés à une déclaration de guerre entre leurs deux pays. Convenu et sans intérêt. Confus, sous-titres infâmes.

Blood for Dust de Rod Blackhurst – Un représentant de commerce à la dérive renoue avec un ami angster. Mal ficelé, sans rythme.

 

 

Françoise Wilkowski-Dehove

Mentions légales

Siège social, 13 rue du Docteur Louis Perrier, 34000 Montpellier

Secrétariat national, 25 avenue de Lodève, 34070 Montpellier
04 67 92 16 56 - secretariat@pro-fil-online.fr

Contact