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PROtestants et FILmophilesFestival de Kiev 2018 |
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La seconde compétition soumise à notre examen était celle des courts métrages : une quinzaine d'œ;uvres provenant d'un peu partout (Belgique, Brésil, France, Géorgie, Hong-Kong, Liban, Roumanie, Royaume Uni, Suisse, Tunisie, Ukraine). La plupart ont des protagonistes féminins, mais je commence par Andro, de Tornike Gogrichiani, Géorgie 25', en tant que seul film comique dans une sélection par ailleurs peu faite pour la détente ! Un papa emmène son jeune fils en Turquie pour voir de la famille et vendre un peu n'importe quoi. Vieille voiture totalement délabrée, prises de bec en langage fleuri avec un policier, un douanier, et un auto-stoppeur des plus suspects, ces gras rires, nous a-t-on dit, sont typiques.
Autre plongée dans le particularisme régional, mais sinistre cette fois-ci, avec The Second Bullet, de Natig Rasul, Azerbaidjan 19' : après les noces, deux coups de fusil doivent témoigner du triomphe du mari sur l'épousée vierge : mais la seconde balle fait long feu... Ici, la protagoniste restera invisible ; par contre plusieurs générations de femmes peuplent Grams, de Camille Japy (France, 16', prix œ;cuménique de la catégorie : l'arrière-grand-mère est décédée, la grand-mère veut la garder près d'elle, la mère fait de son mieux pour mettre sa fillette à l'abri de cette macabre lubie) ; ou encore Pépé le Morse de Lucrèce Andreae (France 15', dessin animé : grand-mère, mère et enfants sur une plage et des dunes parsemées des mégots que le grand-père y a jetés au long de sa vie). Relations fils-mère de tonalité douloureuse, pour des raisons différentes, aussi bien dans Dependent de Phil Sheerin (Royaume-Uni 18' ; drogués tous deux) que dans Rewind Forward de Justin Stoneham (Suisse 24', documentaire ; la mère a subi un grave AVC trente ans plus tôt) ou Ce qui reste d'Anne-Lise Morin (Belgique, 17' : par les yeux du petit garçon, l'évènement du décès de la mère malade). Avec La peau d'Inaam Attar (Liban 17' : une mère et sa fille violemment affrontées) réapparait le thème de la virginité.
Le mystérieux KamaLoka de Yaroslav Korotkov (Ukraine 31' : une jeune femme erre dans les bois, dort perchée dans un arbre, verra son propre corps flotter au bord d'un étang...) nous fait quitter le réalisme, mais nous le retrouvons en registre apaisé dans Piled Cloud de Wong Cheuk Man (Hong-Kong, 25' : un vieux marin loue pendant quelques mois une chambre à un jeune étudiant), heureuse rencontre qui renouvelle et enrichit la vision du monde de ses deux protagonistes. Il y avait quelques autres films encore, que l'on peut ne pas citer.
Jacques Vercueil
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