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    Inside Llewyn Davis

    Ou comment rater sa vie en une leon

    >Une semaine de la vie de Llewyn Davis, chanteur folk largement inspir de Dave Van Ronk, dans le Greenwich Village de 1961. Alors que les Dylan et autres Peter, Paul And Mary n'ont pas encore connu le succs et que Joan Baez n'a pas encore invent le Protest Song, les frres Coen nous font accompagner ce looser pas si magnifique entre deux racles sans doute bien mrites.

    Indubitablement un grand moment de cinma dans l'criture d'un scnario qui se rvle la fois linaire et circulaire. De simples dtails diffrents nous font ainsi comprendre que la racle de la fin n'est pas la mme que celle du dbut, tout comme le chat que Llewyn ramne sa propritaire diffre de celui qui s'est perdu par un "dtail". Comme si finalement, la diffrence entre Llewyn Davis et Bob Dylan tat aussi de l'ordre de ce dtail qui change tout.

    Dans cette bullition d'une Amrique qui va se dcouvrir moderne avec l'lection de Kennedy et comme dans toute naissance d'un genre musical, il y a les stars et les autres, ceux qui au nom d'un certain idal, d'une recherche de l'intgrit artisitique vont passer ct du succs et de leur vie par la mme occasion.

    C'est tout le mrite des frres Cohen que de s'attacher ces perdants, une caractristique de leur filmographies. Tous leurs hros sont leur manire des minables qui vivent dans leur trou (Fargo) quand ce n'est pas dans leur m.... comme le Big Lebovsky. Llewyn n'est mme pas sympathique comme l'tait Ulysse de O'Brother. C'est simplement un passionn, arriv trop tt sur la scne et qui s'applique consciencieusement faire son malheur.

    A la manire de Meursault, Llewyn regarde passer sa vie sans jamais bifurquer de sa loose mais la diffrence de l'Etranger de Camus, il ne nous montre mme pas d'idal ni de recherche d'une quelconque vrit, juste un vague instinct de survie. Comme si le thme du film n'tait autre que l'absurdit de la vie, une boucle qui se referme avant de se rpter l'infini. Un ruban de Moebius existentiel et un film o la forme (le scnario circum-linaire) est pleinement au service du fond, o la forme est le message du film:

    L'histoire d'une tranche de vie rate en boucle qui finalement nous parle de nous-mmes et nous apprend que tant qu'on a pas rgl un problme, il revient. Du grand Coen mme si on peut s'y ennuyer.

    Roland Kauffmann

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