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Archive des éditos

Edito : mars 2024

Retour de Berlin

La Berlinale est plus politique que le Festival de Cannes ou la Mostra de Venise. Cette année, les discours de la cérémonie d’ouverture du festival, étaient de vibrants plaidoyers pour l’arrêt des guerres en Ukraine et à Gaza, et pour la paix et la liberté dans le monde. De nombreux films s’intéressaient à la guerre en Ukraine, à la question palestinienne, à l’oppression en Iran, aux jeunes partis faire le djihad ou aux réfugiés Iraniens ou syriens. Deux documentaires m’ont frappé par la force de leur message malgré la faiblesse de leurs moyens. Was Hast Du Gestern Getraümt, Parajanov ? (De quoi as-tu rêvé hier Parajanov ?) de Faraz Fesharaki est réalisé par un jeune Iranien exilé en Allemagne qui filme ses relations avec ses amis et avec ses parents restés en Iran. Son père est un intellectuel peu favorable au régime et sa mère a fait deux ans de prison. La vidéo est souvent floue, l’image tressaute mais il en résulte une impression de vérité qui fait la force du film.

Intercepted de Oksana Karpovych, a reçu une mention spéciale du Jury œcuménique. Ce documentaire sur la guerre en Ukraine, repose sur un dispositif très particulier : il confronte des images de maisons et de villages ukrainiens dévastés avec une bande son composée d’enregistrements de conversations entre des soldats russes et leurs familles, interceptées par les services secrets ukrainiens. A travers ce dispositif ingénieux le spectateur reçoit de nombreux messages sur la propagande russe, les tortures pratiquées par les Russes dans les villages, mais surtout sur les réactions des soldats russes qui vont de la peur et de la lassitude au plaisir de torturer et de tuer. Là encore, un film fait à partir de matériaux très simples arrive à impressionner le spectateur. Il est réconfortant de constater qu’à côté des films à gros budget le cinéma peut produire des œuvres de qualité avec peu de moyens et beaucoup d’inventivité.

Jacques Champeaux

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