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(Liban 2018)

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Prix du jury, Prix du jury œcuménique et Prix de la citoyenneté, Cannes, 2018

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    Capharnaüm ou l'humanité malgré tout

    Nadine Labaki a largement mérité son deuxième prix œcuménique au festival de Cannes 2018 tant son Caphanaüm se révèle riche d'humanité.

    En effet, c'est dans les yeux et le sourire de Zaïn, cet enfant de douze ans qui a déjà vu et compris une bonne part de la misère du monde que l'on trouve la force de continuer d'espérer dans un monde qui va tellement à la dérive qu'il fait de l'humain un déchet. Que sont-ils donc d'autre ces enfants des rues, sans papiers dans leur propre pays ? Exploités comme un cheptel toujours renouvelé dans une misère qui semble n'avoir pas de fin.

    C'est aussi dans le sourire de Rahil, véritable sans papiers elle, à la merci des réseaux, de la police et de la prison. Personnage symbolisant à elle seule cette humanité qui justement est toujours "à la merci", dépend de la chance, celle de ne pas être arrêté ou de trouver un moyen de subsistance pas trop indigne.

    C'est dans les pleurs de Yonas, son enfant délivré de la caverne sombre où il était entreposé, marchandise toujours prête à l'export que l'humanité est toujours là. La dignité humaine ne dépend en aucune manière de l'indignité des conditions d'existence. Elle est ! Une fois pour toute. Et celui qui perd sa dignité n'est pas celui qui est victime du chaos du monde mais bien celui qui en est responsable.

    Ainsi même la mère de Zaïn, réduite à sa condition de pondeuse complice de son exploitation, se révèle poignante quand elle lance au procès la seule question qui vailles: "Qu'est-ce que vous savez de la misère ?"

    L'histoire de Zaïn, Yonas et Rahil montre qu'au plus profond de la misère, dans sa réalité même, l'amour fraternel et l'amitié sincère, la solidarité et la fraternité, restent possibles car l'on trouve toujours un plus faible, un plus fragile, un plus en danger que soi dont il faut s'occuper. Même dans la misère la plus noire, l'humanité est toujours et encore là.

    Dans le Capharnaüm du monde, reste toujours vraie la confession du psaume 8: "C'est par la bouche des enfants et des nourrissons que tu fondes ton droit". C'est par le cas qu'elle fait des enfants que se juge une société et l'histoire de cet enfant, Zaïn et de ce nourrisson, Yonas, si elle accuse la société montre néanmoins la capacité irréductible de l'Humain de se révéler dans la plus grande noirceur.

    Le groupe de Mulhouse

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