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Festival de Berlin 2019

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Avec Aretha Franklin, James Cleveland, The Southern California Community Choir, Alexander Hamilton, Cornell Dupree

Initialement filmé par Sydney Pollack, finalisé par Alan Elliott

Sydney Pollack est né en 1934 dans Indiana/USA. Il étudie l'art dramatique à New York où il enseigner lui-même en 1958. D'abord acteur puis réalisateur de télévision, il réalise son premier film en 1965 : Trente minutes de sursis. Suivent Propriété interdite (1966), Un Château en enfer (1969), On achève bien les chevaux (1969), Jeremiah Johnson (1972, sélection officielle à Cannes), Les Trois jours du Condor (1975), Tootsie (1982). Out of Africa (1985) remporte sept Oscars. Ensuite il revient plutôt devant la caméra ou en tant que producteur.

Alan Elliott est né en 1964. Tout de suite après ses études il est engagé comme compositeur par la Warner Bros. Il travaille ensuite pour de nombreuses grandes productions, entre autres pour Phil Collins, Prince, Miles Davis, George Clinton et Paul Simon.

Amazing Grace

Réalisé par Alan Elliott, Etats-Unis d'Amérique, 0, 87min.

Aretha Franklin © Amazing Grace Movie, LLC

Synopsis : Los Angeles, janvier 1972. Pendant deux jours, Aretha Franklin enregistre son fameux album de gospel « Amazing Grace ». Ce n’est que 47 plus tard que sort le film qui relate ce concert.

On assiste donc à un concert enregistré pour la production d’un disque dans une église baptiste. L’enregistrement est filmé par Syndney Pollack pour la Warner Bros. Des caméras partout, les musiciens, un chœur et des spectateurs en liesse entourent la fameuse chanteuse. Son père est venu pour l’occasion et dit quelques mots, c’était un pasteur baptiste très connu, ami de Martin Luther King. La musique est magnifique, même si je ne suis pas fan de la tonalité de cette voix - je la préfère dans les quelques notes qu’elle chante plus bas, plus doux, plus chaud. La performance est indéniable et les différentes caméras captent jusqu’à la moindre goutte de sueur, gouttes qui ruissellent en abondance sur son visage et celui de son accompagnateur, le révérend James Cleveland. Parmi les spectateurs on aperçoit Mick Jagger et Charlie Watts des Rolling Stones. Le public saute des chaises, chante, applaudit, danse. C’est la folie.

On apprend dans le dossier de presse que les défis techniques à l’époque étaient insurmontables et ont conduit à l’arrêt du projet du film. L’enregistrement du son n’était pas synchrone avec les images et il n’y avait pas de marqueurs pour synchroniser les différentes caméras - jusqu’à ce que, 40 ans plus tard, Alan Elliott propose de reprendre le montage.

Sur le plan de la musique aussi bien que celui de l’histoire, c’est donc un grand moment.

Par contre, ce qui me laisse toujours un peu perplexe c’est l’utilisation de l’émotion religieuse. Le révérend James Cleveland dit au début de ne pas oublier qu’on est dans une église et que c’est un service religieux. Souvent il interpelle le public d’affirmer la foi en Christ. L’émotion est réelle, mais aussi savamment mise en scène, elle me semble instrumentalisée au service de la foi – à moins que ce ne soit l’inverse ?

Que cette réflexion ne gâche pas le plaisir surtout !

Waltraud Verlaguet

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